Date de création : 04.08.2012
Dernière mise à jour :
22.11.2025
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lol
Par Anonyme, le 26.02.2026
je suis sous le choque !!!
Par Anonyme, le 24.02.2026
très bien
Par Anonyme, le 07.02.2026
hello, c'est l'anime "nagi no asukara" ; de la romance - tranche de vie - un peu de thème sur les "sirènes" :)
Par Blue - Lily S, le 06.02.2026
c’est un anime ? si oui le nom svpppp
Par Anonyme, le 06.02.2026
Little Nightmares II
If Crossblood
Chapitre 17 (partie 2/2) : Gil
— Dommage, j’ai un abri. Et des provisions, de la nourriture avec.
— Tu n’obtiendras rien de moi. Encore moi avec tes réserves.
La noiraude tranchait tout ses arguments. Elle avait déjà ses alliés et elle restait suffisamment lucide pour faire des choix justes. Six dévisagea l’inconnu, plus que certaine que cet individu avait bien mieux à faire de les recruter.
Après tout, il avait d’autres alliés. Qui avaient disparus. Le garçon au bandage haussa ses épaules, ne paraissait nullement touché par l’opinion de Six. Il rouvrit son seul œil pour jauger les autres, qui demeuraient aussi silencieux.
— La décision vous reviens. Mais je pense que vous feriez le mauvais choix.
De multiples grognement venaient confirmer ses paroles. Plusieurs écoliers de porcelaines couraient dans la cours, gesticulaient, possédés par une rage incontrôlée. La cour principale était entourée de fils barbelés. Les deux monstres apparurent peu après que leurs petits sbires aillent en direction des intrus.
Avec une grimace, Mono dû se résigner avec Six de mettre leur égo de coté, pour suivre ce parfait inconnu. Absolument détaché par cette situation complexe, le garçon au bandage sonda la dernière personne qui n’avait rien prononcé plus tôt. Avec un sourire se voulant être bienveillant, il lui demanda :
— Alors ? Toi aussi tu me suis ?
Nueve grimaça. Elle se contenta de acquiescer en silence, ce qui bluffa un peu ses deux alliés.
Normalement, elle serait pleine d’espoir, voudrait qu’on fasse confiance à ce type. Or, c’était tout le contraire. Elle paraissait tout autant méfiante. Et comprendre cela, ne faisait que confirmer les doutes de Mono et Six. Dès que moment sera opportun, ils devraient aussitôt décamper.
Satisfait, l’inconnu leva son bras, se mit à courir, s’éloigner du matelas, suivit par ses petits invités. Ils couraient à en perdre leur souffle, jusqu’à, se laisser glisser dans un genre de terrier pour lapin – depuis quand avait-il été creusé ? - sous les barrières. Éclairés par une petite lumière qui était une lampe torche sous forme de patch, l’inconnu les guidaient.
La terre était humide et les pieds nues des enfants s’y enfonçaient. C’était étroit, sombre. Quelques racines de plantes et l’odeur de la terre humide mêlée à de la poussière. Derrière eux, des hurlements plaintifs. Signe que personne ne pouvait désormais les suivre.
Une chose en moins de faite.
Mono, qui fermait la marche, profita de ce moment de silence pour apprendre un maximum de cet inconnu. Des raisons pour lesquelles il leur est venu à leur secours.
L’orage se préparait dehors. On pouvait entendre un enchaînement de tonnerre, en plus des gouttes de pluie qui venaient à s’écraser sur le béton tout comme sur la terre plus loin.
— Je suppose que c’est inutile de te poser des questions car tu vas y répondre par toi-même.
— Oh ouais, pas faux !
L’inconnu se stoppa, incitant les autres à faire de même. Avec un sourire mystérieux, il se présenta, tout amical. Une main contre son torse tandis que son patch lumineux aveuglait les filles.
— Appelez-moi Gil !
À l’aise, inconscient que les autres le soupçonnait, il renvoya la question, toujours avec le sourire.
— Et vous ?
— ...Mono. Répondit un peu sèchement Mono.
— Six.
— Nueve…
Gil fredonnait un air joyeux, les yeux fermés. Il agitait son index dans l’air, alors qu’il tournait les talons, avançait à pas reculons, signe qu’il connaissait par coeur ce chemin qu’il empruntait.
— C’est super drôle, vos noms sont comme des chiffres !
— Tu es très bavard. Lui pointa Six. Dépêche-toi de nous amener à ton abri, qu’on en finisse.
— Il est super classe ton manteau de pluie Six ! Tu l’aimes beaucoup ? Tu l’as depuis longtemps ?
Face à ces questions, Six se raidit. Elle grimaça, sa main vint serrer légèrement une des manches. Elle se réduisit aussitôt au silence, ne souhaitant pas transmettre ses raisons. C’était bien trop personnel. D’autant plus que avant la rencontre avec Mono, elle se trouvait dans un autre endroit. Qu’elle a réussi à fuir, contrairement à son alliée, qui, par malchance, a fini par être tuée.
Il y avait aussi ce garçon sur ce bateau… Ensuite, l’abandon de Mono…
A croire que tous ceux qui venaient à croiser son chemin, finirait tôt ou tard par mourir.
— Bah allez répond Six, il n’y a pas de raison de rester silencieuse !
— Tu la déranges avec tes questions. Coupa Nueve.
Une voix froide vint trancher le sujet. Et Gil leva son œil encore valide pour la fixer. Jusqu’à présent, la brunette n’avait pas parlé que d’un coup, pour défendre son amie, elle était prête à montrer ses crocs. De ce fait, le garçon avait envie de titiller encore. Voulait explorer plus.
Quitte à les blesser dans leur propre égo. Toujours avec un visage jovial, insouciant, il ouvrit sa bouche, se prépara à sortir quelque chose, que Mono prit les devants, pointa du doigt derrière Gil.
— Ton chemin s’arrête. Lui fit-il remarquer.
Gil jeta un coup d’oeil par-dessus son épaule. Son sourire ne s’effaça pas pour autant.
— Si tu étais plus observateur mon ami..._
— On remonte vers un arbre ? Coupa t-il de nouveau.
La simplicité avec laquelle le garçon masqué l’interrompait, partait dans des suppositions avaient tendance à irriter l’enfant au bandage. Il veilla à garder un minimum de sang-froid. Il se contenta de hocher la tête et laissa le trio se hisser au-dessus du chemin de terre. Gil les rejoignit, peu après.
Il pleuvait. Le sol tremblait sous les tonnerres. Le ciel se déchirait sous les éclairs qui faisaient apparition par hasard. Nueve soupirait, passait ses mains par-dessus sa tête. Sans couvre de tête, ses cheveux absorbaient la pluie, ses mèches devenaient plus bouclés et elle n’aimait pas ça.
Comme avait supposé Mono, ils avaient atterrit près d’un arbre solitaire, seulement à quelques mètres hors de l’orphelinat Pale City. Gil fit signe aux autres de le suivre.
Retournant coté des ruelles abandonnées, avec pleins de papiers désormais illisibles à cause de l’eau, des poubelles ouvertes où des sacs envoyaient des odeurs putrides et douteuses dans l’air, il n’y avait pas un seul chat. Le petit garçon se tourna vers un mur, où, se dressait une échelle métallique. Il remonta sans difficulté, suivit des autres. Gil atteignit un balcon, fit signe de nouveau à ses nouveaux camarades et, se positionna sur une planche de bois qui reliait ce balcon à celui d’un autre du niveau du dessus, voisin. Le support tanguait légèrement sous leurs poids, néanmoins, il resta stable.
Un linge abandonné était suspendu à une corde par-dessus une barrière qui séparait le vide et la terrasse. Une grande majorité des tissus étaient morts, le temps les avaient rétrécis ou encore rendus presque inutilisables. Gil imita un sifflement qui fut répondu par un autre. De suite, une planche fut descendue jusqu’aux enfants. Les autres survivants utilisaient des codes entre eux, pour éviter tout danger.
Rien que pour cette stratégie, Mono devait admettre que c’était bien trouvé.
— Mettez vous bien à l’aise !
La baie vitrée était ouverte. L’intérieur était maintenue avec une température stable. De plus, il y avait pleins d’autres enfants survivants en ces lieux. Ces lieux avaient été abandonnés et ils en avaient fait leur chez-eux. Avec le minimum d’ameublement, ils avaient fait des ajustements.
Sauf qu’un détail interpella Mono.
Il y avait une télévision, l’écran complètement détruite. L’antenne du dessus était totalement tordue, et apparemment, les plus innovateurs se sont amusés à reproduire un genre de escargot avec.
— Il y a comme une étrange odeur… Commenta Six.
Il humait l’air. Cela ressemblait à de la viande cuite. Gil lui sourit, ses mains enfouis dans son short.
— Exactement ! On a apprit à nos dépens la cuisine !
— ...Peut-être que j’y goûterais. Murmura faiblement la noiraude, avec une moue embarrassée, de devoir retourner sa veste aussi facilement alors que plus tôt, elle affirmait tout le contraire.
— Six, on ne peut pas rester ici. Lui chuchota Mono, restant raisonnable.
Bien que cette odeur chatouillait ses narines, devait être probablement bien assaisonné par un accompagnement lui donnait faim, le garçon masqué se faisait violence pour ne pas céder à cette gourmandise de l’inconnu. Très vite, le cri de Nueve le tira de ce nuage de délice.
Encore plus choqué que jamais, il voyait une autre facette de son amie, qui avait toujours été là pour lui, toujours avec un sourire bienveillant, prête à aider les autres. Là, elle était tendue comme jamais, les épaules dressés, tel un chat feulant à tord et à travers ceux qui l’approchait. Les poings serrés, elle se justifiait, avec beaucoup d’indignation et de méfiance.
Jamais la brunette ne s’était comportée comme tel… Jusqu’à elle rencontre Gil.
— Ne me touche pas ! Cracha t-elle avec fureur.
— Je voulais juste te passer une serviette… S’expliqua une fille, avec une mine déçue.
— Je préfère rester mouillé que d’être redevable !
Ça ne collait pas au tempérament de Nueve. Mono se rapprocha d’elle, posa sa main sur son épaule. Il la sentit tantôt se raidir et le regarder. Ses orbes noisettes exprimaient toutes ses insécurités, son malaise. À s’y engloutir, le garçon pouvait même décrire de la peur.
De quoi avait-elle peur, au juste ?
Son coeur était partit pour donner tout son possible pour elle. Il était même prêt à tout plaquer pour son amie. Son coeur était pur, sincère. Si Nueve ne se sentait pas la bienvenue ici, alors lui et Six devaient impérativement quitter ces lieux.
— Gil, merci pour ton aide. Mais nous devons partir. Déclara Mono.
Le concerné, entouré de ses amis, cessa de rire avec eux. Lentement, il pivota sa tête. Garda un sourire figé sur ses lèvres. Son œil, s’arrondissait, comme ses autres camarades.
Ils partageaient sa même réaction, dénonçant, confirmant l’anxiété de Nueve. Six se rapprocha immédiatement de ses alliés, dévisageant chacun d’entre eux.
— Vous partez, vraiment ?
— Oui.
— Ce n’est pas très gentil. Restez un peu, nous avons quand même risqué nos vies pour vous !
Mono croisa ses bras, plissa ses yeux. Il ouvrit sa bouche, prêt à répliquer que, son couvre-tête lui venait d’être ôté. Un enfant relativement plus jeune riait bruyamment, s’écartait du trio, remuait le papier et, sans pitié, le déchira, sous les regards effarés des autres. Alors que l’autre troupe souriait, secouait leur tête, s’amusait de cette scène.
La fille qui gardait une serviette à terre tellement il était plus grand que sa morphologie, exprima une grimace, démontrant son dégoût.
— Quel sale visage il a…
Auparavant, ce genre de remarque aurait blessé le petit garçon. Or, deux filles avec qui il se tenait aujourd’hui avaient une différente opinion et c’était tout ce qui lui importait. Une parfaite inconnue qui le critique ne le touchera plus.
Après tout, il fallait plus que ça pour le déstabiliser, désormais. Surtout après avoir vécu autant de traumatisme.
— On ne vous doit rien. Affirma Mono, déterminé.
— Par contre, si personne ne veut de la viande, j’en prendrai bien un bout… Souligna Six en haussant ses épaules.
— Six…… Et s’ils cuisaient autre chose que de la viande ? La prévint Nueve, en la dévisageant, prudente.
— Ils cuiraient quoi ?
— Honnêtement, je ne veux même pas dire, que ça m’écoeure.
Nueve sous-entendait notamment d’organes, ou d’autre chose autrefois humain. Six comprit le message et croisa ses bras, une partie de son visage s’assombrissait. La pensée revenait au pauvre nome victime de sa famine – si elle passait outre de cette femme au kimono. Elle n’allait surtout pas devenir cannibale.
Il ne le fallait surtout pas.
Gil ferma ses yeux, maintenait son sourire.
— Et moi qui me disait que j’aurai de nouveaux amis… C’est triste de devoir se séparer. Mais d’ailleurs, je ne vous ais pas dit mon talent !
Il rouvrit ses yeux, son œil visible était plus sombre.
— J’ai une mémoire eidétique.
— C’est quoi ça ? Demanda Six à Nueve.
La brune grinça des dents, fronça des sourcils. Une goutte de sueur perlait sur sa joue encore humide à cause de la pluie.
— Qu’il a une mémoire absolue, exceptionnelle… Il peut se rappeler des images, sons comme les odeurs ou objets…
— Dingue… Souffla la noiraude, stupéfaite.
— Et ? Quel est le rapport ? Répliqua sèchement Mono.
Gil se mit à rire, à gorge déployé. Une fois terminé, il leva ses paumes vers le ciel, cita des éléments qui sut surprendre ses invités.
— Ta copine, pointa t-il en désignant Nueve, elle n’a cessé de me lancer des regards noirs depuis le début. Ensuite, ton autre copine se mord régulièrement les lèvres, comme si elle a faim ou c’est d’un tic nerveux. Et toi, tes regards ne cessent d’aller vers cette télévision. Je sais que vous n’êtes pas du coin, mais vous n’avez pas l’air d’avoir saisi la situation.
Six s’humecta les lèvres, bien tigrées. Elle lança un regard troublé vers son amie qui grommelait et Mono lança un regard hostile vers cet individu qui révélait peu à peu des intentions assez sombres.
Le garçon aux cheveux bouclés blonds cendrés soupira, passa une main dans son cuir chevelu. Il releva brièvement sa tête. Il sourit.
— Arrêtons de tourner autour du pot. Je sais beaucoup de choses. Comme le fait qu’on est coincé dans l’espace temps, pas vrai ?
Les trois enfants se crispèrent.
— Vois-tu, ta copine au manteau de pluie, je l’ai déjà croisé auparavant. Ce monstre très fin au chapeau l’a kidnappé. Je l’ai vu rentrer dans une télévision avec ! Et toi, je ne t’ai jamais vu, ni ton autre copine !
— Comment tu…
— Je pensais m’allier avec vous, apprendre plus sur ce sale monstre enleveur d’enfants, ricana t-il. J’ai des amis à moi qui ont été enlevé par lui ! Sous mes yeux ! Vous imaginez ma haine !
Nueve regarda Mono, perturbée de le voir aussi mal, pâle. Elle n’était consciente de rien et Six serra ses poings, hurla, sur la défensive.
— Ouais ben on a rien à voir avec lui ! Maintenant, on part !
Sans tarder d’avantage, Six attrapa les poignets de ses deux compagnons et la tirait avec elle vers la sortie, déterminée à ne pas se laisser intimider. Toutefois, d’autres personnes venaient lui barrer le chemin. Six grogna, ordonna à ce que tous lui laissent le passage. Mono voulut à son tour employer les grands moyens que, lui et la noiraude furent soudainement projetés sur le coté.
Ils tombèrent sur le carrelage froid. Ils se redressèrent, constatant que Nueve les avaient sauvé de justesse en les poussant, un enfant du groupe avait traîné avec lui, un tuyau galvanisé. Il pesta, furieux que la brune ait anticipé ses actions.
Gil soupira. Il claqua des doigts. Très vite, sa silhouette devenait presque invisible. Tout ses alliés se ruaient vers les « invités ».
Mono appelait ses amies à fuir, que, une violente douleur s’abattit sur sa nuque. Son corps, perdit l’équilibre. Il perdit toute sensation de ses jambes, comme sa vision s’assombrissait peu à peu. Six se faisait aussi avoir. Et Nueve courait vers eux, tendait sa main, hurlait leur nom, affolée.
Bien évidemment, le brun voulait lutter, défendre et protéger ses amies. Malheureusement, son corps ne répondait plus. Ses paupières devinrent lourdes et sa chute fut imminente ; le trou noir l’accueillit.