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One Shot n°2 - Pokemon Violet-Ecarlate

Publié le 13/10/2024 à 23:43 par reve-of-manga
One Shot n°2 - Pokemon Violet-Ecarlate

Titre: Un voeu lunaire

Couple: Kassis X OC (OC féminin)

Genres: Drame - Dépression - Romance

___________________________________________________________________________

 PARTIE 3/9

 

Tandis qu'ils quittèrent la grotte, se préparaient à descendre de la montagne, tous deux ne se doutèrent absolument pas que quelqu'un les observaient à distance.

Leur après-midi passait de nouveau très rapidement. Chacun venait s'entraîner dans les hautes herbes, échangèrent leur passion. Jusqu'à, Victoria ne vienne faire un peu de lèche-vitrine, dans des boutiques de vêtements. Face à des bijoux fantaisies, ses orbes améthystes brillèrent.

 

— Oh ! Ce collier est super original !

— Tu.... Trouves ?

 

Victoria eut un sourire désolé. Toujours penchée vers l'avant, devant une petite vitrine d'exposition, elle fixa son camarade.

 

— Tu n'étais pas obligé de m'accompagner ici. Je... je peux traîner assez longtemps pour du shopping, tu sais. Avoua t-elle, presque embarrassé qu'il reste avec elle.

— Si ça peut me permettre de rester plus longtemps avec toi, ainsi soit-il.

 

Spontanément, il venait de répondre ceci. Et, très vite, il tilta ce qu'il venait de lui balancer et il rougit violemment. Il tourna sa tête, gêné. Est-ce que... ça ne paraissait pas lourd ? Ou au contraire, déplacé ? Son coeur s'affolait et Kassis avait désormais peur qu'elle ne le rejette.

 

— C'est... eh bien, du moment que tu ne t'ennuies pas... ni te force... S'étonna t-elle.

 

Kassis ferma ses yeux, honteux. Il se mit à bredouiller tout seul.

 

— Tu es tellement stylé que, j'me disais peut-être que... j'ne sais pas... Je pourrais... apprendre à être plus.. confiant ? Je sais que... j'ai l'air un peu gringalet comme ça.

— Hein ? Tu es tout sauf un gringalet Kassis ! S'exclama vivement Victoria, choquée qu'il se voit tel quel. Tu es très mignon.

 

Surprit, le jeune dresseur se mordit les lèvres et frictionna sa frange noire, son visage se rembrunit un peu. Le timbre de sa voix, se modifiait un peu.

 

— ...Mignon, hein. C'est comme ça elle me voit ?

 

Il soupira, peiné.

 

— Bof, je trouve que mes cheveux me gênent un peu.

— Tu peux couper un peu. Ou bien les attacher. Lui conseilla Victoria gentiment. Et tu es très bien comme tu es. J'insiste.

— Les attacher ?

 

Kassis se redressa, retira son bandeau jaune, et, amena sa frange et reste de cheveux vers l'arrière. Avec son accessoire, il les attachaient. Son front plus visible, on pouvait désormais plus remarquer que ses cheveux étaient violets, à l'exception d'une mèche rebelle noire.

 

— Comme ça ?

— Oui.

 

Ce changement impressionnait un peu Victoria. Malgré ça, elle restait interdite. La gothique restait un minimum neutre et elle acquiesça avec un sourire attendrissant. Doucement, elle lui demanda avant, sa permission si elle pouvait faire des retouches. Le garçon opina, se laissa faire.

Ils étaient si proches. Concentrée, la noiraude vint lui retirer une autre mèche de son élastique jaune. À présent avec deux mèches à l'extrémité de sa tête, elle eut un sourire satisfait.

 

— Mieux. Souffla t-elle.

 

Kassis rougissait de plus belle. Il se mit à reculer, à couvrir un peu son visage avec sa main gantée rouge.

 

— EUH ! Euhm... Ce soir, il y a une fête au village, tu veux t'y rendre avec moi...?

— Ah oui ? Quelle genre de fête, exactement ? Voulut-elle savoir.

— C'est un festival d'été, lui expliqua doucement son ami, en se reprenant. Le festival des masques. Je... Si tu veux bien... on... on pourrait y aller ensemble, enfin, si t'veux...

— Complètement !

 

Enthousiaste à l'idée de participer à ce genre de festivité qui n'avait pas lieu à Paldea, Victoria était très curieuse de découvrir cela. Ravi, Kassis lui souriait et l'invita à le rejoindre chez ses grands-parents. Il lui donna l'adresse, puis, s'excusa, sortit en courant hors du magasin.

Une vendeuse, témoins de l'échange, se mit à glousser doucement. Elle commenta ceci à voix basse, à sa collègue, ce qui n'échappa pas à la gothique.

 

— T'as vu ça ? Ils sont trop mignons ces deux-là.

— Tu penses qu'ils sont ensemble ?

 

La dresseuse de Paldea fit une moue discrète et lissa sa robe, perdue dans ses pensées.

 

— Kassis et moi ? Hmm... Je ne sais pas. Il est juste très gentil.

 

À la tombée de nuit, comme convenu, la jeune fille se rendit jusqu'à la maison de Kassis. Dès son arrivé, Kassis était déjà changé, avec une tenue festive blanc. Il avait les cheveux détachés et, dès qu'il aperçut Victoria, son expression s'illuminait. Un homme âgé, derrière lui, se rapprochait, avec sa femme, leurs mains, joints dans leur dos.

 

— Oho ! Tu nous ramènes ton amie, Kassis ?

— Ou bien future belle petite-fille ? Rajouta la grand-mère, taquine.

 

Kassis rougissait violemment et la corrigea. Victoria s'inclina respectueusement, se présenta. Surprise, la grand-mère vint lui prendre le bras, la conduisit à l'intérieur de la maison pour lui offrir une tenue plus adéquate. Les deux garçons, surprit, attendirent sagement à l'extérieur.

Enfin prête et changée, Victoria sortit de la maison, avec un uniforme violet qui cordonnait avec ses mèches et yeux. Ses cheveux, étaient en tresse de couronne.

 

— Je... n'ai pas l'habitude de ça. Avoua Victoria, avec un sourire gêné et timide.

 

Dès qu'elle croisait le regard de Kassis, elle nota qu'il était complètement en admiration, sans voix, un peu rouge. Aucun son n'osait se daigner de sa bouche, tellement qu'il était époustouflé.

 

— Tiens ? Victoria ? Que... Pourquoi t'es là ?

 

Une voix familière se manifestait derrière la dresseuse de Paldea. Elle se retourna et fit face à Roseille, aussi changée, elle venait tout juste d'entrer dans le petit jardin. Cette dernière, était surprise et la dévisageait, plaça une main sur sa hanche.

 

— Je sais bien que tu t'entends bien avec mon frère, mais que fais-tu ici ? Chez moi ? Grommela t-elle, froidement.

— Il m'a invité.

— Pas moi.

 

En ouvrant ses lèvres, prête à contrer, Victoria fut dépassé par Kassis qui se mit devant elle, en tendant son bras gauche, protecteur. À son tour, il tiqua sa langue sur son palais, prenait sa défense.

 

— Et MOI je l'ai invité à me rejoindre.

— Hein ? Kass' ? T'es sérieux ?

— Oui, Victoria m'a promit de m'accompagner au festival. Et toi ? Que fais-tu là ? Lui retourna t-il.

 

Roseille semblait surprise, frictionna distraitement sa frange, détourna son regard de lui. Elle s'écartait un peu.

 

— Je vois. Elle se calma après son explication. Et... Mamie, je cherchais un masque, je ne le trouve pas.

 

La senior réfléchissait. Elle creusait ses méninges, en grimaçant.

 

—Le masque ? Il droit être dans le cabanon... il doit en avoir trois, normalement !

— OK ! J'y vais, le dernier est une poule mouillée !

 

Aussitôt, la jeune fille se mit à courir, très vite suivie par son petit-frère.

 

— Hey attends soeurette tu triches !

— Désolé, ils sont un peu excités...

 

Avec un sourire rassurant, Victoria répliqua gentiment à la bonne femme que ceci ne la dérangeait absolument pas. La noiraude se déplaça, suivit tardivement les deux autres. Depuis le cabanon de bois, elle crut entendre comme un énorme vacarme. Des crissements, des affaires balancés. Et même un ballon de plage venait de sortir, Kassis, ayant tout juste esquivé, évitant de se le prendre en pleine face.

 

— Rahhhh je ne le trouve pas ! ... S'emporta Roseille, avec une énorme déception.

— Vous n'avez pas trouvé ? Questionna Victoria.

 

Elle nota que Kassis avait le sien dans sa main. Très vite, Roseille ressortit avec un autre, soupira, et, dès qu'elle croisa les yeux de Victoria, se redressa et passa une main dans sa chevelure qu'elle amenait vers l'arrière. Son expression changeait subitement et elle abordait un sourire moqueur.

 

— Eh bien, il n'y en a que deux, dommage pour toi !

 

Étrangement, Victoria avait comme l'impression que compte tenu du boucan précédent, Roseille était probablement, désespéramment, en train de chercher un troisième masque. Sans se laisser aller dans des suppositions un peu loufoques, la gothique adressa un sourire sincère, ne rentra pas dans les détails.

 

— Ce n'est pas grave.

— Je peux te passer le mien, si tu le veux_...

— SÛREMENT PAS ! Objecta violemment la grande-sœur en fusillant du regard Kassis. Ce masque est ton préféré !

 

Très vite, la noiraude aux mèches écarlates soupira et se ravisa. Elle considéra son invitée.

 

— Hmmm. Mais on peut régler ça en combat ! Style festival !

— Tu exagères... Commenta son frère, blasé.

— On ne t'a pas sonné ! Siffla sa sœur.

— Je peux venir au festival sans masque...

 

Roseille grimaça et aborda une moue vexée. Bien têtue, elle espérait vraiment avoir un combat pokémon. Et forcément, Victoria céda à son caprice. Kassis soupira à son tour, mais se contenta de observer en silence, jusqu'à la fin. La victoire fut décrochée haut-la-main par la gothique, sans grande surprise. Très contente de leur petit échange, l'étudiante de l'Institut de Myrtille félicita son adversaire et lui indiqua son envie d'aller au festival des masques.

Partie en avance, laissant derrière elle les deux autres, Kassis se rapprocha de son amie.

 

— D'solé, tu sais, au fond elle n'est pas méchante... T'sais, elle était vraiment ennuyée de ne pas t'avoir trouvé de masque. Lui révéla Kassis.

— C'est gentil de sa part. Même si elle a... une drôle façon de l'exprimer.

— Je l'admet.

 

Tous deux se souriaient simultanément.

 

— Le festival se déroule à Septemplion. Nous devrions y aller.

— Je te suis.

 

Après quelques minutes de marche, de galère pour Victoria avec les sandales, les adolescents arrivèrent enfin à destination. Beaucoup de lanternes étaient suspendues depuis des cordes, allumées. De nombreux stands étaient exposés ; de nourriture, pour jouer, ... Une musique locale et traditionnelle se jouait dans l'air, avec des taiko disposés sur un grand podium. De nombreux villageois comme des voyageurs portaient une tenue très festive, beaucoup, avaient sur leur tête, un masque – souvent, représentaient soit un genre d'oiseau, gorille ou singe. Victoria supposa qu'il s'agissait des Adoramis. Et quant au masque de Kassis, sans doute celui du monstre sur lequel, il admirait.

Éclairés par des lampadaires qui longeaient le chemin dallé, en plus des lanternes, les deux dresseurs aperçurent Roseille attendre patiemment en haut des escaliers. Dès qu'elle les aperçut, elle leur adressa un sourire rayonnant.

 

— Vous voilà ! Vous m'avez fait attendre ! Alors Victoria ? Que penses-tu de notre festival ?

— Ca me semble chouette.

 

Roseille cligna des yeux et eut un sourire presque désolée.

 

— A Paldea, vous n'avez rien de tel, hm ?

— En effet.

— Allez, profite et découvre ! C'est ta première fois !

 

Sa concertation toucha la noiraude aux mèches violettes. Elle acquiesça, la remercia et, se tourna vers Kassis qui lui souriait gentiment avant d'aller foncer vers un stand.

Après avoir prit soin d'observer un peu autour d'elle, Victoria finissait par rejoindre son camarade, qui, se retournait tout juste, avec en main, des pommes d'amour. Surprise qu'il lui offre un, Victoria le remercia, voulu insister pour le rembourser, ce qu'il refusa catégoriquement. Il se justifiait qu'il s'agissait simplement de l'argent de poche offert par ses grands-parents et qu'il tenait à faire profiter ses amis de petits cadeaux. La gothique gloussa et croqua dans la confiserie. Elle crut distinguer un sourire attendrissant sur le visage de son ami, qui vint à son tour manger son achat. Tous deux marchèrent, profitèrent de la fête.

Au centre d'une foule, des danseuses. Celles-ci, effectuaient en parfaite synchro une danse traditionnelle, avec leur pokémon, ce qui rendit ceci très mémorable et féerique. Plus loin, après avoir jeté le bâtonnet vide de sa pomme d'amour dans une poubelle à l'air libre, Kassis et Victoria faisaient quelques jeux standard et enfantin : tir sur des cibles, attraper des lucioles avec un bocal... Un peu plus tard, Roseille s'incrusta, les menaient à un jeu « la chasse aux monstres ».

 

— Kassis est nuuuuuul à la chasse aux monstres, genre, zéro talent le frérot ! Se moqua t-elle ouvertement, ce qui blessa le concerné.

— Eh bien, il a su faire une belle démonstration en tir. Pas vrai ? Rebondit Victoria qui lança un sourire fier vers Kassis.

 

Le jeune garçon rougissait et sentit son coeur grossir avec ce compliment. Dès lors que les deux filles partirent dans une longue conversation, Kassis baissa sa tête et vint serrer sa chemise. Sa respiration devenait saccadée et ses yeux s'humidifiaient. Depuis le début, son amie croyait en lui, le soutenait et jamais, pas une seule fois, l'avait rabaissé.

Elle croyait en lui. Et elle était tellement merveilleuse à ses yeux. Ses rires représentaient une douce mélodie à ses oreilles. Ses sourires étaient si contagieux et sa curiosité était tellement attendrissant. Comment ne pouvait-il pas craquer pour elle ?

 

— Mon chou ! Je t'aime !

— Roooh, arrête avec ce surnom, tu me fais rougir ! Moi aussi je t'aime, idiot !

 

Surprenant une conversation entre deux amoureux, Kassis observa discrètement. Ces deux individus riaient niaisement, mais tous deux fous l'un de l'autre. Chacun, se tenait la main et la fille déposa un baiser sur la joue de son petit-ami.

Ce genre de relation, jamais il n'y avait réellement songé. Après tout, Kassis était toujours seul. Dès qu'on lui adressait la parole, on le regardait de bas, on le percevait comme un petit minable. Et quand sa sœur prenait sa défense, il se sentait en sécurité et à la fois... embarrassé. Il devait apprendre à être plus indépendant. À s'exprimer davantage. Trouver cet équilibre était compliqué pour lui. Son coeur vacillait entre la crainte d'être rejeté ou bien d'être écrasé et être humilié par les autres.

Sa rencontre avec Victoria avait repeint sa vie. De nouvelles couleurs, tout comme un nouveau goût à la vie lui était dévoilé. Discrètement, de ses orbes ambrés, il vint admirer Victoria rire joyeusement avec Roseille. Doucement mais sûrement, toutes deux sympathisaient. Et le jeune dresseur en était heureux.

Victoria était tellement parfaite. Kassis avait peur de ne pas être à la hauteur de ses estimations. Et... Peut-être avait-elle déjà quelqu'un dans sa vie ? Pour la première fois de sa vie, le noiraud aux mèches violettes, venait de tomber amoureux.

Explorant cette fois-ci seule, Victoria avait laissé les deux semblables discuter entre eux. La dresseuse de Paldea se balada tranquillement, admira les étoiles scintiller depuis ce voile noir. La fraîcheur nocturne la faisait légèrement frissonner. De nature pas frileuse en général, l'adolescente supposa qu'il s'agissait probablement de sa tenue empruntée. Elle soupira et, aperçut une silhouette dandiner sur place, éloigné des autres enfants qui s'amusaient à jouer aux billes.

Dès qu'il partit, dès qu'il croisa son regard, Victoria haussa un sourcil et vint le suivre. L'inconnu vint remonter le long d'un escalier de pierre.

 

— Victoria ! Pourquoi t'es ici, reviens_... Oh, t'es avec un petit ?

 

Roseille se rapprocha en souriant et considéra l'individu.

 

— Eh, fais attention à toi petit ! Lui prévint-elle à voix haute. Ce n'est pas un coin où il faut jouer, vers la montagne !

— Je... le trouve un peu spécial, pour un simple enfant. Commenta Victoria, soucieuse.

 

Elle plissait ses yeux, tenta de mieux voir le visage de ce dernier, caché derrière un masque. Soudain, l'inconnu perdit son masque. Son accessoire roulait, descendit le long des marches. Victoria s'accroupissait pour le ramasser puis, fronça des sourcils. Au toucher, on aurait dit pas un masque identique à celui de Kassis. Non, il semblait être fabriqué très minutieusement. Des reliefs verdoyant et doré impressionnaient la noiraude.

Alors qu'elle était prête à lui rendre, la gothique écarquilla ses yeux, aperçut un visage jaune, que l'individu voulut se cacher avec sa sorte de longue veste noire. Puis, sans prévenir, prit fuite.

 

— Hé, revient ! Qu'est-ce qu'il est étrange... Souffla Roseille, perplexe.

— ...Je crois que c'était un pokémon.

— Hein !? Tu veux dire que... C'était le... monstre_

— Ah ! Vous êtes là !

 

Toutes les deux sursautèrent lorsqu'elles entendirent Kassis derrière elles. Simultanément, elles se retournèrent alors qu'il commentait sur le masque que tenait Victoria, le trouvant très réaliste. Ne désirant pas lui cacher quoi que ce soit, Victoria ouvrit sa bouche et commença.

 

— En fait, nous avons vu_...

— OOUUUUUAHHHH !!!! Il se fait tard ! Hein ?! Et si on allait dîner à la maison ? HEIN ? N'est-ce pas Victoria ?

— Hein ? Lâcha Victoria, avec des yeux ronds, très surprise d'avoir été interrompue et aussi brusquement par Roseille.

— Vous avez vu quoi ? Voulut savoir Kassis en penchant innocemment sa tête sur le coté.

— Oh toi ! Ça ne te regarde pas ! C'est juste entre Victoria et moi ! Fiches-nous la paix, OK ?

 

Sur la défensive et très sèchement, Roseille le rejetait. Kassis et Victoria écarquillèrent leurs yeux, ne sachant où se positionner. La dresseuse originaire de Septentria s'efforça à rire, plaça ses mains sur les épaules de la noiraude.

 

— Après tout, Victoria et moi nous sommes devenues de TRES bonnes amies, n'est ce pas ?

— Je...

— Euhm... Cela m'a tout l'air d'être plus...que... une simple discussion... banale... Lui pointa nerveusement Kassis, soudain pas très à l'aise avec l'attitude de sa sœur.

 

Roseille fronça des sourcils, s'emporta.

 

— Ce qu'on a vu, ce qu'on a discuté, ne regarde que nous. Entre filles. Insista lourdement Roseille avec un sourire qui se traduisait par un « joue le jeu. ». Alors vraiment, mêle-toi de tes affaires, Kass' ! Tu devrais aller partir en premier rejoindre papy et mamie, on arrive pour le dîner !

 

Victoria se pinça les lèvres et hocha la tête, se retint de s'énerver contre elle. Comment pouvait-elle se montrer aussi ignoble vis à vis de Kassis ? Le rejeter ?

Roseille souriait, ravie qu'elle la suive dans ses idées. Malgré cela, un seul n'avait pas l'air d'être content. Parce que à cet instant précis, on le mettait à l'écart. On lui cachait quelque chose et le noiraud l'avait bien ressentit. En général, sa grande-sœur n'agirait pas de la sorte. Et le masque que tenait Victoria...

Le coeur lourd, avec le visage assombrit, d'une petite voix emplit de déception, il tourna les talons, enfouissait ses mains dans les poches de son short. "Ok. Amusez-vous bienA plus. ". Son ombre s'élargissait tandis qu'il s'éloignait des deux filles. La dresseuse de Paldea écarquilla ses yeux et eut comme un pincement à son coeur. Une fois seules, le souffle tiède de la noiraude se rapprocha de l'oreille droite de la gothique.

 

— On ne peut pas se permettre de lui dire que nous avons vu le monstre.

— ...Pourquoi lui cacher ça ? Il ne mérite pas d'être écarté de la sorte. Lui souligna Victoria, blessée pour lui.

— Réfléchis un peu. Kassis adore le monstre. À ton avis, que pensera t-il s'il apprenait que nous l'avons vu et pas lui ? Alors que ça fait des années entières qu'il cherchait à le voir de ses propres yeux ?

 

La gorge de l'adolescente se resserra douloureusement, en apprenant cela. Il était évident que Roseille voulut préserver son petit frère. Et qu'elle se sentirait affligée de le voir aussi jaloux et vexé. Sur ce point là, Victoria pouvait la comprendre. Toutefois... Une partie d'elle, voulait transmettre la vérité. Lui cacher quelque chose d'aussi profond, ne pourrait que le blesser davantage.

 

— S'il te plaît Victoria. Garde le silence. Ce sera notre secret, d'accord ? Lui supplia Roseille, très sérieuse et à la fois anxieuse qu'on lui refuse une telle demande.

— ... Toi, tu devrais SERIEUSEMENT réfléchir à la manière dont tu lui causes ! Putain, tu pouvais pas être plus... douce dans tes propos ?! Tu n'as pas vu à quel point ça lui a fendu le coeur ?

— C'est pour son bien. Se contenta de lui répondre la noiraude aux mèches écarlates, en restant sur ses positions.

 

Bien que la remarque de Victoria l'avait un peu offensé, bien que c'était aussi réel et sincère, Roseille garda la tête haute. Elle devait assumer. Plus tard, elle verra pour parler avec son frère, s'excuser de s'être montré violente avec lui. Mais... pas ce soir.

Sans laisser le choix à Victoria, Roseille lui tapota l'épaule et rapidement, la laissa derrière elle. La dresseuse originaire de Septentria espérait au moins terminer le festival en bons termes. Et passer un excellent dîner sans aucune prise de tête. Tout le long, Kassis et Victoria ne décrochait pas un seul mot. Seule Roseille ou les grands-parents mettaient une ambiance chaleureuse et conviviale.

Récupéré à la sortie de l'hôtel au lendemain matin, presque traîné par le bras, Victoria soupirait. Son sommeil n'était pas léger et elle se sentait un peu fatiguée. Amené jusqu'à la maison de Roseille. Le grand-père était assit sur le plancher abrité par la toiture. Dès qu'il aperçut les filles venir, un sourire attendrissant apparaissait sur son visage épuisé par le temps et formé par des rides.

 

— Bonjour Victoria. Roseille m'a dit que tu voulais me montrer quelque chose ?

 

La gothique se pinça les lèvres. Alors qu'elle ouvrit ses lèvres, la porte d'entrée s'ouvrit, avec Kassis qui sortait. Dès qu'il vit son amie, il écarquilla ses yeux et lui adressait un sourire s'illuminait. Ce petit changement fit fondre le coeur de la dresseuse de Paldea. Après la fête, elle l'avait sentit renfermé sur lui.

Comment pouvait-elle lui en vouloir ? Sa sœur l'avait salement repoussé et mal parlé. Il y avait de quoi être braqué, tracassé. Avec un sourire chaleureux, Victoria le salua également, avant même de n'être offensé par ce que venait de lâcher Roseille.

 

— Tsk. Il est réveillé.

 

Elle claquait sa langue sur son palais, dévisageait son innocent petit-frère, qui, voulut se rapprocher, discuter.

 

— Au fait, hier dans l'après-midi, j'ai..._

— Kass' ! Va jouer ailleurs ! Je suis occupé avec Vic' !

 

En dehors du grand-père, les deux autres eurent des yeux ronds. Au même moment, le ciel se couvrait un peu plus par des épais nuages gris. Une brise légère souffla, fit jouer le feuillage des arbres à proximité. Ahuri par le surnom que lui avait donné Roseille, Kassis eut un sourire presque nerveux. Il cherchait à comprendre la situation, à espérer que son amie ne lui cachait rien.

 

— H-Hein ? Balbutia Kassis. Tu... Moi aussi, je peux vous rejoindre. Victoria... est mon amie et...

— Elle est venue ME voir et pas toi ! Tonna plus sévèrement sa grande-sœur en grinçant des dents.

 

Un craquement interne. Kassis perdit immédiatement son sourire. Son visage s'assombrissait et d'une voix plus grave, il murmura bien audiblement :

 

— T'es injuste... Tu la gardes que pour toi ? Tu es vraiment stupide.

— Répète ça !? S'indigna Roseille en serrant ses poings.

 

Avant de quitter son domicile, Kassis lança un regard brisé vers Victoria et s'éloignait aussitôt, sous les yeux horripilés de la gothique. Le voir dans cet était la mettait terriblement mal. Et surtout, sous l'indignation, elle déversa toute l'injustice auprès de la responsable.

 

— Roseille ! Comment tu peux être aussi cruelle ?!

— C'est quoi son problème, il ne m'a jamais parlé comme ça ! Geint la noiraude aux mèches écarlates, qui n'en faisait que à sa tête. Et ce n'est pas cruel ! Je... Je lui faisais juste comprendre qu'il nous freinais !

— Ca suffit, Roseille ! Intervint le grand-père d'une voix forte, aussi affligé par ce qu'il venait d'assister. Sois plus gentille avec ton frère !

— J'étais gentille ! Se vexa t-elle. Ce n'est pas comme si je l'avais frappé ou un truc du genre !

 

Victoria prit longuement et péniblement une grande inspiration par le nez. Ses nerfs étaient presque à bout et elle ne voulait surtout pas se laisser être emporté par une vague d'émotion, qui pourrait être aussi tranchant que cruel. À quoi se résumait-il de ne rien dévoiler à Kassis ? Et pourquoi le traiter aussi... méchamment ? La fierté de Roseille devait sérieusement être revue. Qu'elle prenne plus conscience du mal qu'elle faisait autour d'elle.

Passant outre cette scène, Roseille poussa Victoria à montrer le masque du monstre à son grand-père. Ce dernier, d'un œil très avisé, su le reconnaître. À la question de sa petite-fille, il lui révéla alors une histoire ; la vraie histoire de ce pokémon isolé.

Ogerpon et son ami humain étaient arrivés dans le village. Toutefois, comme ils étaient des étrangers, ils ont été rejetés et ce sont réfugiés dans la montagne. Le faiseur de masques a eu de la compassion et leur a fait 4 masques magnifiques qui leur permettaient de se déguiser pour assister à la fête du village tous les ans et tout le monde admirait les beaux masques.

Les trois pokémons adoramis en ont entendu parler et ont voulu les masques, mais l'humain a tout fait pour protéger et réussi à en sauver un. Quand Ogerpon est rentrée, elle a retrouvé son ami humain mort, épuisé et le dernier masque. Sous le coup de la colère, Ogerpon était partie à la recherche des trois pokémons et les a tabassé à mort.

Apercevant ceci, les villageois ont cru que le monstre était dangereux et que les adoramis étaient morts en se sacrifiant pour protéger le village. Alors ils ont chassé le monstre et gardé les trois masques volés, ils ont aussi enterré les trois pokemons et mit un sanctuaire avec leur statue au-dessus. Le seul qui a su la vérité c'est le fabricant de masque mais personne l'a cru alors il a été obligé de se taire pour protéger sa famille.

Complètement choquées par cette histoire, Victoria baissa les yeux et Roseille s'emporta, furieuse.

 

— C'est terrible ! Ogerpon ne mérite pas ça ! Et les trois autres... sont les pires ! L'histoire que tout le monde raconte est tout le contraire ! Il faut leur dire !

— Calme-toi Roseille ! Si je t'ai dit cela, c'est parce que ce sont nos ancêtres... Et à ton avis, que se passera t-il si tu avoues tout aux autres ?

 

Plus réfléchie, la jeune fille soupira, grimaça.

 

— ...Ils seront en colère...

— Et ne croiront pas. Ajouta faiblement Victoria, attristée pour le Ogerpon. Le grand-père acquiesça, compatissant.

— Et Kass' ? Il est au courant ?... Il est tellement fan de lui que, apprendre tout ça, lui ferait un tel choc.. !

— Je ne pense pas... du moins je ne lui en ai pas parlé.

 

La gothique fixa le grand-père très sérieusement, puis Roseille.

 

— Vous devez lui en parler. Si vous traîner d'avantage... Il sera encore plus malheureux.

— Il attendra. C'est un grand garçon. Soupira Roseille, qui prenait fermement les décisions ici. Le grand-père posa ses yeux sur le masque brillant et fronça du nez.

— Oh et la gemme est fissuré. Remarqua t-il. Je pourrais essayer de le réparer.

— Quelle bonne idée ! S'enthousiasma subitement Roseille en rejoignant ses mains. Et on pourra lui rendre à mains propres, hein, Vic' ?

 

Très vite, son sourire se figea dès qu'elle vit le regard dur de la dresseuse Paldea.

 

— ...Victoria ?

— Je ne te pensais pas aussi irréfléchie, Roseille. Tu me déçois.

 

Sur ces paroles cinglantes, la noiraude aux mèches violettes tourna ses talons. L'adolescente espérait que ceci, puisse lui déclencher une prise de conscience.

Là, tout ce qu'elle voulait, tout de suite et maintenant, c'était de retrouver Kassis, le réconforter. Lui décrocher son sourire et aller s'amuser tranquillement ensemble, jusqu'à Roseille prenne les devants et parle à coeur ouvert à son frère. Que tout les trois, ils aillent retrouver Ogerpon.

Après avoir reconnu une silhouette devant un stand de snacks, Victoria se mit à courir, après avoir descendu de Miraidon. Ses cheveux détachés flottaient derrière elle, en plus de sa robe.

 

— D'solé, je ne t'accompagnerais pas jusqu'à la dernière pancarte que tu dois compléter.

— Comment ça, tu ne veux pas ? Répéta Victoria, comme si ceci avait un goût fade dans sa bouche.

 

Littéralement stupéfaite, Victoria avait l'impression que son poids avait triplé. Bien évidemment, la gothique ne comptait pas le forcer à la suivre... Toutefois, elle ressentait comme une petite déception. Habituellement, ce garçon était si bienveillant, curieux et doux. Là, il lui paraissait si distant. Et son sourire qui lui lançait, sonnait faux.

 

— Je... Je ne t'y oblige pas.

— Demande à ma sœur. Elle se fera une joie de t'accompagner. Glissa sèchement Kassis.

— Tu m'en veux ?

 

C'était plus fort qu'elle. Son anxiété avait prit le dessus sur la raison. Et intérieurement, Victoria voulait se gifler pour cette stupidité, ce coté enfantin. Tout ce qu'elle désirait... C'était que leur amitié ne se termine pas avec cette note. Elle ne voulait pas être détestée par lui.

Kassis eut des yeux ronds. Lui non plus, ne s'attendait pas à cette répartie. Il entrouvrit ses lèvres, hésita, se lança finalement après.

Avec un faible espoir.

 

— ...T'sais, je connais ma sœur. Elle paniquait. Je veux savoir. Qu'est-ce que vous avez véritablement vus ?

— Kassis...

 

La demande de Roseille lui revint à l'esprit. Elle lui avait supplié hier soir. Et là, le message était passé. C'était à elle, de lui affirmer de vive voix cette histoire.

 

— Je suis désolé, je... Ce n'est pas moi qui doit.. enfin, nous_... Se pressa Victoria de lui répondre, perdant un peu son sang-froid, chose qui ne lui était jamais arrivé.

— J'pige pas. Pourquoi me mettre à l'écart ?

 

Dans un murmure désemparé, Kassis grimaçait. Avec tout les signes, il était convaincu qu'il y avait eu quelque chose. Surtout qu'il avait tout écouté, dos au mur, à la maison. Le jeune garçon avait apprit au sujet de Ogerpon.

Tout ce qu'il désirait, c'était d'entendre de vive voix la confession de Victoria. Elle était la seule en qui, il voulait avoir le plus confiance en dehors de sa sœur. Or, là, elle lui refusait de admettre la vérité. Et rien que ça, ça le brisait. Toute la nuit, il n'avait su trouver le sommeil. Toutes ses pensées étaient redirigées sur ces cachotteries. Malgré tout, le noiraud aux mèches violettes voulait croire en la gothique. Espérait qu'elle lui explique tout. Sa présence devant sa maison, l'avait rassuré.

Jusqu'à on lui dise de partir. Qu'on cherche à lui retirer la seule personne qui lui apportait de la douceur, du réconfort. Du soutien.

Or, ce n'était pas le cas. Aujourd'hui, Victoria venait de le trahir. Tourné le dos. Et elle osait jouer la carte du pardon ? À quoi ça lui servirait ? N'était-elle pas quelqu'un de mature, posée et consciencieuse ? Pourquoi se comporter comme une lâche ? Non. Kassis comprit à cet instant, que sa belle étoile avait eu assez de lui. Le percevait comme un faible. Comme sa sœur.

Un moins que rien. Un incapable.

En surmontant son flux d'émotion négatif, son envie de perdre des larmes, Kassis indiqua le chemin à Victoria et lui offrit un sourire forcé.

 

— Pourquoi tu me mens ?... Toi aussi... tu me vois comme faible ? Murmura t-il seulement quand Victoria s'était éloignée de lui, à dos sur Miraidon.

 

Il serra ses poings, baissa sa tête. Les sourcils froncés, il était déterminé à s'entraîner plus longtemps et plus durement avec ses pokémons. Il devait faire ses preuves. Être à la hauteur.

Arrivé en haut de la montagne, après être descendu de son pokémon, Victoria grimaça. Son coeur lui faisait terriblement mal. Plusieurs racines piquantes l'enveloppaient, la faisait saigner. En défiant ces terribles sensations, la noiraude posa son front sur la patte de Miraidon qui l'observait, étonné.

Est-ce que ne pas prendre parole, était signe de trahison ? Ce n'était pas à elle de lui expliquer quoique ce soit. C'était à Roseille. Après tout, elle était contre tout ça, et quelque part, ne lui avait pas laissé le choix.

Dans ce cas, est-ce que Victoria était aussi une menteuse ?

Ou alors fuyait-elle un jugement trop lourd à porter ?

L'adolescente était encore jeune. Elle n'était pas à l'abri de commettre des erreurs. Après tout, c'était humain. Ses parents l'avaient élevé avec amour, lui ont apprit à rester raisonnable, à prendre du recul sur beaucoup de chose et de réfléchir avec sagesse. Là, la gothique ne savait plus du tout quoi faire et cette prise de tête l'épuisait mentalement.

 

— Agias ?

— Tout va bien mon grand. Lui rassura doucement Victoria, qui vint lui faire une petite caresse sur son museau.

 

Elle ferma ses paupières. Ses pokémons étaient sensibles aussi aux émotions de leur dresseur, surtout si leur lien était puissant. Pour ne pas les perturber, Victoria garda la tête haute, alla jusqu'à la dernière pancarte.

 

« À quiconque s'aventure hors du village au crépuscule : prenez garde ! Si vous apercevrez une ombre, cachez vite votre visage derrière un masque. Est-ce le Monstre ou un être humain ? Qu'importe. Vos visages dissimulés, vous vous croiserez sans avoir à vous soucier de vos identités respectives. Si vous n'avez pas de masque, alors priez que l'ombre ne soit pas en réalité le Monstre. Un simple être humain passera son chemin, et vous saurez qu'il ne faut plus oublier votre masque ! Mais s'il s'agit du Monstre, il vous fera subir le sort réservé à quiconque croise son regard... Il aspirera votre âme et plus jamais vous ne reverrez les lumières du village. »

 

Quelque part, à lire ceci, retournait l'estomac de la dresseuse Paldea. Maintenant qu'elle savait pour Ogerpon et...

 

— Victoria. L'appela une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.

 

Surprise, elle se retourna, ses longues mèches suivant le mouvement. Une bourrasque de vent surgissait en plus que quelques gouttes d'eau vinrent tomber sur le sol rocailleux. L'une d'elles, vint même échouer sur le bout du nez de la jeune fille, qui gardait ses paupières grandes ouvertes.

 

— K-Kassis ? Depuis quand tu es là ?

 

Elle remarqua qu'il avait quelques écorchures aux genoux. Son visage avait tout aussi l'air sombre. Son ami eut un sourire sinistre, toutefois, il ne bougeait pas du tout de son emplacement.

 

— Que penses-tu de l'histoire du monstre ? Lui questionna t-il.

— Je..._

— Il a dû se sentir terriblement seul depuis longtemps. Rejeté par les autres. Et pourtant, il garde la tête haute. Et il est fort.

— C'est vrai. Je suis d'accord.

 

Le sourire du garçon s'élargissait et il penchait sa tête sur le coté. Depuis ses orbes dorés, on n'y décelait aucune lueur. Il souffla à voix basse :

 

— Tu le penses aussi, hein...

— Kassis. Tu... as l'air différent, d'un coup. Lui pointa Victoria, très sérieuse.

 

La pluie s'abattait sur eux. Kassis inspira et expira, sortit de sa sacoche, une pokéball. D'une voix ferme et autoritaire, il vint la jeter dans les airs, la rattrapait avec beaucoup de facilité. Toute gestualité, était complètement différente aux autres fois. Complètement, presque totalement, on aurait dit une autre facette du garçon.

 

— Victoria. Affronte-moi. Maintenant. Ordonna t-il.

— Tu es certain ? Demanda t-elle, soucieuse.

 

Il hocha la tête et Victoria grimaça. Elle ne pouvait pas lui refuser.

Durant ce combat, Kassis se montrait plus acharné. Envoyait des encouragements plus intensément à ses pokémon. D'ailleurs, celui-ci avait eu des nouveaux pokémon dans sa team : Pomdramour et Nigosier. La gothique tilta que c'était sûrement que c'était le sujet dont il voulait lui faire part plus tôt.

Toutefois, les pokémon de Victoria surent bien mettre la raclée à Kassis. Elle avait en sa possession ; Miascarade, Charbambin, Forgella, Zapétrel, Terraiste et Kirlia.

 

— Non ! Je...Je... je suis encore faible....

 

La tête baissée, les mains appuyés sur sa tête, le jeune garçon grinça des dents. Il fulminait de sa défaite cuisante. Très inquiète, Victoria voulut se rapprocher avec son Kirlia qui suivait timidement derrière elle.

 

— Kassis ? Eh... Tu sais, tu t'es surpassé, tu as progressé, j'ai eu un moment de réflexion en plus pour_...

— J'ai pas besoin de ta pitié ! Lui cracha violemment Kassis, d'une voix si forte que la gothique tressaillit, eut ses pupilles qui rétrécissaient sous le choc.

 

En constatant ce détail, Kassis grinça des dents, lui tourna le dos. Aussitôt, il s'éloignait d'elle.

 

— A plus.

— Kassis ! Écoute-moi ! Insista t-elle en refusant de le laisser partir dans cet état.

 

Ses vêtements, comme cheveux étaient mouillés. Le sol était devenu plus humide et ses pas, s'entrechoquaient contre une flaque qui éclaboussait ses bottines noires.

 

— Je ne veux rien te cacher. Poursuivit-elle, en devinant très bien qu'il l'écoutait. Mais... il faut que tu ailles directement voir Roseille et_...

— Ah. C'est facile de accuser quelqu'un d'autre alors que tu es aussi responsable. C'est quoi ton problème, aussi ? L'interrogea froidement Kassis.