Date de création : 04.08.2012
Dernière mise à jour :
22.11.2025
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très bien
Par Anonyme, le 07.02.2026
hello, c'est l'anime "nagi no asukara" ; de la romance - tranche de vie - un peu de thème sur les "sirènes" :)
Par Blue - Lily S, le 06.02.2026
c’est un anime ? si oui le nom svpppp
Par Anonyme, le 06.02.2026
que se besen que se besen¡
Par Anonyme, le 27.01.2026
je le veux svp
Par Anonyme, le 05.11.2025
Chapitre 9 (partie 3/7):
Omen
前兆
Zenchō
La seule personne capable de tenir tête, venait de se manifester. La tête haute, il dévisageait la femme qui le toisait du regard, étonnée. Aussi surprise, Lily le fixait. Quelque part, il venait de lui donner un coup de pouce, pour faire dégager la personne qui venait foutre le bordel.
— Je dérange ? Répéta la femme, convalescente.
— Carrément, on avançait très bien sans vous.
— Si tu crois que je vais tolérer un tel affront_...
— Tori a raison, il reste du pain de mie dans un placard, c'est certain. Trancha rapidement Lily avec un sourire.
La huppe fasciée jaugea l'élève Hanran-Gun avec un enclin de mépris, de dédain. Elle venait de l'inciter à partir. Elle, une mineure incapable d'être au summum de la perfection.
— En plus, vous dérangez mon partenaire qui me donne de bonnes astuces pour bien éplucher. Vous êtes en train de me nuir dans mon apprentissage. Poursuivit la bleutée en veillant à garder un minimum de politesse.
— Exactement, j'allais lui donner des conseils pour qu'elle évite d'être à la traîne. Précisa le cendré avec un rictus. Il prenait partie de la jeune fille, entrant dans un jeu fourbe et risqué.
À la plus grande surprise de Tsuki, elle venait de comprendre que tous deux venaient de se liguer contre la professeur Kurayami. Un sourire s'élargissait sur ses lèvres et elle croisait ses bras sur sa poitrine, fière et amusée de ce retournement de situation. Elle restait donc à sa position, observant la suite à venir.
Insolents, irrespectueux, les adolescents n'avaient aucune envie d'être domptés par une personne en dehors de leur supérieur. Ne voulant être piétiné juste pour une question d'âge et de statut, ils se défendaient. Ce mouvement de révolte, ne faisait que inspirer les autres qui n'osaient s'exprimer. Au final, la majorité abordait le même regard, la même intensité. L'heure tournait. Les aiguilles émettaient des tic et tac sur certaines montres, comme sur l'horloge suspendu, en bois, au-dessus de la porte.
Un rire désopilant traversait les lèvres – ou plutôt le bec – de l'enseignante Kurokawa. Pour elle, c'était comique cette situation. Elle plaçait une main dans ses cheveux, les amenant vers l'arrière. Ses longs cils papillonnaient, elle jaugeait avec beaucoup de considération l'étudiant de Yuei qui a amené cette attaque sur elle. Hilarant.
Les Hommes avaient des comportements identiques à ceux des animaux ; c'est-à-dire que si un se manifeste, les autres suivent. Il s'agissait clairement d'une cohésion. Ils étaient tous si bêtes, si stupides, des ignorants. Aux yeux de la huppe fasciée, c'était ce qu'ils représentaient. Et dire que savoir que ce garçon, ce leader de cette petite révolte, fasse partie de ceux qui ont décroché la victoire au tournois Kukonaka, ne faisait que amplifier le mépris qu'elle éprouvait envers UA. La femme inspirait et expirait un coup. Restant calme, ne relâchant aucune colère auprès des autres, elle tenait à garder une image positive d'elle. Après tout, elle était l'une des meilleures enseignantes de l'académie héroïque et privée, Kurokawa. Elle était le modèle par excellence. La défaite de son école lui avait laissé un goût amer. Certes, sur le classement, son académie figurait parmi le top trois. Mais de là à ne pas être numéro un ? Une honte.
Premio, ceci. Secundo, le sergent de Hanran-Gun l'a remettait à sa place. Et maintenant, une foutue petite révolte de plusieurs gamins qui voulaient la faire dégager ? On poussait le bouchon trop loin. Tout était juste hilarant.
— Je peux apprendre à cette petite ma technique. Indiqua la huppe fasciée en désignant de la tête Lily qui fronçait des sourcils, pas d'accord avec cette idée. Lui expliquer par moi-même t'éviterait de te montrer moins productif.
Cette fois-ci, Katsuki fronça des sourcils.
— Putain, mais c'est quoi son problème à cette harpie de merde ?
Son coté antipathique quémandait à ce qu'il lâche l'affaire. Bon sang, c'était vrai quoi, il était crevé ! Discuter avec un adulte, ça ressortait toujours d'une autre oreille. Plus têtus que des gamins, ça veut toujours avoir raison. Ils pensent avoir le pouvoir, ils se croient intouchables, plus forts. Un peu comme sa propre mère, en fait. Ça se croit en haut. Franchement, comment c'était possible de respecter un adulte, dans ces conditions ? Heureusement, il y avait des exceptions.
All Might, par exemple. Ce type était le plus fort. Un héro sensationnel, impossible à oublier. Le plus fort de tous, il terrassait ses ennemis en seulement un poing. Son rire pouvait parvenir à faire trembler et pisser les vilains sur place. Il réussit à sauver énormément de monde, il était si classe, puissant, courageux, badass, formidable. Un vrai idole. Bien que aujourd'hui, il ne soit en retraite, tout maigrichon, incapable de faire quelque chose d'intelligent, Katsuki gardait quelque part en lui, bien enfouit dans son coeur, une marque de respect pour cet homme.
Eraserhead, était un autre exemple. Au départ, ah, il ne pouvait pas le saquer. Il se montrait tellement antipathique, il le rappelait toujours à l'ordre et l'obliger à se taire par tentative d'étranglement avec son écharpe à ruban particulier. Le noiraud ne se montrait pas spécialement doux avec quiconque. Toutefois, son coté sévère avait bien pour objectif d'élever, de progresser tout le monde. Et pour ça, Katsuki le trouvait sérieux et honnête. Il ne cherchait pas spécialement à abandonner quiconque. Au contraire, depuis la première attaque des vilains, au SCA, il avait défendu ses élèves au risque de sa propre vie. En dépit de ses fractures, de ses côtes cassées, de ses blessures, il était venu pour donner cours. Aucun professeur n'avait son niveau, ni n'avait une si grande considération, passion, pour aider à réaliser les rêves des adolescents.
En fait, pour faire court, ces deux-là étaient les seuls en qui il leur devait un minimum de respect.
Son coté héroïque, quant à lui, réclamait justice. Après tout, pourquoi se laisser faire ? Hors de question qu'une emmerdeuse vienne foutre le bordel et sa loi ici. Il y avait moins de tension dans l'air de plus, personne ne redoutait une remarque négative. Tout roulait comme sur des roulettes. Et de là à s'en prendre à des élèves, juste pour se relâcher était lâche.
Étrangement, ce processus lui rappelait quelque chose. Et ça avait le don de l'énerver. S'en prendre aux plus faibles ? ...N'était-ce pas un acte lâche, cruel et injuste ? Plus il était spectateur, plus Katsuki crevait d'envie de la faire gerter. Car quelque part, cette figure, ces gestes, ces propos si malsains, lui faisait remonter des choses. Et pour une raison quelconque, le cendré n'avait aucune putain d'envie de réfléchir à cela.
« On se ressemble ». « On est pareil ». Ces phrases que Han lui avait lancé à la figure plus tôt, lors de la dernière épreuve butait ses pensées, le troublait, l'horripilait. L'aspirant héro n'avait rien qui le reliait à ce type. Pas vrai ?
— Je suis toujours productif. Et puis Sawaka me doit un service.
La concernée haussa un sourcil, perplexe. Katsuki éclaircissait à l'enseignante Kurokawa qui l'écoutait sans interrompre cette fois-ci, comme si elle cherchait à valider son argument.
— Après tout, comme j'ai remporté le tournois, leur rappela t-il avec un rictus, vu comment elle n'arrive à découper convenablement une simple pomme, pointa t-il en haussant ses épaules, moqueur, ce qui faisait grincer des dents la bleutée, après lui donner des astuces, elle fera tout mon travail, n'est-ce pas ?
Le visage assombrit, le sourire forcé, absolument pas contente, et certaine qu'il pourra se la couler douce, Lily faisait un effort surhumain pour opiner, lui donner la raison.
— O-Ouais... je lui ai promis ça...
Sa voix cachait mal sa colère.
— C'est un génie et un connard, putain ! Voulut-elle hurler à voix haute.
Un sourire triomphant sur ses lèvres, Katsuki fixait la femme qui ne répliquait pas pour cela. Étrangement, elle avait l'air de tolérer, juste pour cette fois. Le simple fait d'avoir remit en avant qu'il était vainqueur, lui apportait le privilège de se reposer un peu plus tôt. Au final, la huppe fasciée se décala de l'îlot et laissa passer cet affront et fierté.
Et pour couronner le tout, elle sortait de la pièce, sans toucher aucun mot, sous les regards ébahis de tout le monde. Limite, tous, avaient envie de crier « Notre héro ! » en fixant le garçon à l'alter explosif.
— Bon, soit prête pour ton apprentissage pour éplucher correctement des pommes, crétine. Et arrête de faire cette tête.
Bien qu'il voulait imposer ses règles, il recevait des foudres plus que insistant en face de lui.
— Je ne t'aime pas.
— J'm'en branle.
— Tu penses sérieusement que je vais faire TON taff' ? Grogna Lily, furieuse.
— Evidemment, tu me le dois bien.
Parfaitement calme, il la considérait de ses iris rouges. La bleutée grommela de plus belle, agacée qu'il ait raison. Parce qu'elle lui en était reconnaissante qu'il lui ait évité de se retrouver avec la huppe fasciée. Malgré tout, elle n'avait aucune envie de se retrouver avec les restes de pommes qui seront multipliés, à terminer à elle seule.
Une idée lui traversa l'esprit. Se croyant maline, un sourire félin illuminait ses lèvres.
— OK, va pour !
Son enthousiasme était trop anormal pour quelqu'un qui était énervé depuis peu. Katsuki la toisait et comprit très vite.
— Alors si tu penses pouvoir faire l'idiote qui ne pige que dalle pendant que je t'explique, et gagner du temps, tu peux toujours courir.
— HEIN ?! S'écria t-elle, choquée. Mais comment t'as su ?! Tu lis dans les pensées !?
— ...T'es juste facile à lire.
— Quoiii ?????!
Sans perdre une minute de plus, Katsuki démontra, détailla méthodiquement l'épluchage d'une pomme. Beaucoup plus sérieuse, Lily observa, analysa attentivement les étapes et procédures. Concentrée, elle reproduisait exactement les même mouvements que son camarade. Le cendré le remarqua et donna d'autres petits conseils pour qu'elle soit plus fluide. Une fois qu'elle appliquait tout ce qu'il lui disait, le garçon souffla, abandonna son poste, et fit craquer ses articulations, en commençant par son cou.
— Merci. Et profite pour te détendre avec de la bonne musique, comme Nirvana. Lança Lily, focus sur son travail.
— Tu as bon goût musicaux. Lui souligna t-il, en essuyant ses mains avec une serviette propre. Ça fait un moment que je n'ai pas écouté une morceau de ce groupe.
— Ah ?
— Amuses-toi bien avec les pommes !
Avec un signe de main, il acquitta son poste, tous, dégoûtés, le jalousait. La jeune fille du lycée Hanran-Gun roula des yeux, et sans broncher cette fois-ci, elle reprit son épluchage.
— Profiteur, bougonna Ojiro, occupé à découper des tomates avec Koda.
— Allez courage les gars, on a bientôt fini ! Encouragea Rikido.
— Donnons tout ce qu'on a ! Ajouta Momo, avec un sourire rassurant.
Sur ces paroles, tous reprenaient leur tâche, avec un peu plus de détermination.
Plus tard, tous furent enfin libres. Comme il faisait bon dehors, il était convenu que tout le monde mange à l'extérieur. Plusieurs tables de pique-nique étaient dispersés. Afin de caser tout le monde, plusieurs tables dépliantes et en bois ont été amené. Tous s'étaient répartis pour les tâches et très vite, tout était prêt. Plusieurs spots de LED entouraient la cour, ce qui donnait presque un aspect festif, un peu comme un camp d'été pour vacanciers. Il y avait même un petit terrain, avec des lames de terrasses, des poteaux, des fils reliant des ampoules allumées aux extrémités. Un spot parfait pour accueillir des musiciens.
Les cigales déjà de sorties, émettaient leur chant un peu partout. Le ciel s'assombrissait, plusieurs nuages un peu plus foncés flottaient et une faible clarté s'effaçait à l'horizon, s'échouant, s'évadant dans la forêt non loin. L'air était un peu plus frais et bien avant de manger, tous avaient pu avoir le luxe de se doucher rapidement, de se changer.
— Wohooooou ! Enfin ! On va pouvoir manger ! S'enthousiasma Denki, les bras levés.
— J'vais me gaver ! Lâcha Eijiro, tout ému. Ah ! Non, je ne pleure pas, je suis un homme ! Je ne vais pas pleurer pour ce qu'on va manger...
— Ahahaha ! Tu vas chialer car tu vas enfin manger ?? T'es un sensible toi ! Rit doucement Sero.
— On a travaillé dur aujourd'hui, kero, leur rappela Tsuyu au loin, on se relâche enfin.
— Ouais, c'est l'émotion. Confirma Kyoka qui se mit à glousser à ce détail.
Étouffant un bâillement, sur une table non loin du groupe le plus bruyant, Izuku plaça sa main devant sa bouche. Il massa ses paupières et écouta ses camarades avec lesquels, il était assit. La brise légère apportait un peu de fraîcheur sur ses cuisses à moitié exposées. Vêtu d'un short noir avec des rayures blanches au niveau de ses hanches, avec un logo d'une marque connu au bout, de l'un de ses T-shirt simple blanc, sur lequel y était noté « T-shirt nuit » en kanji. Sur son bras droit, là où était située sa sévère cicatrice laissée suite à son affrontement contre Musclar, un brassard de compression noir. À ses pieds, une simple paire de chaussettes et de ses fidèles baskets rouges. Ne plus porter son uniforme scolaire lui faisait du bien, il était plus à l'aise dans cette tenue. Ses camarades de classe aussi, portaient des vêtements légers en cette saison.
— Je ne tiens plus, j'ai faiiiim ! S'impatienta Ochaco, sa joue collée contre la table en bois, affalé contre, ses bras étaient suspendues dans le vide. Vous entendez mon estomac ?
— Oui, oui, on l'entend. Pouffa gentiment Tsuyu, à coté d'elle.
— Tiens encore un peu, ceux qui se chargent de la cuisine vont nous ramener les plats ! Lui réconforta Tenya, avec un sourire sincère. Et Midoriya, ne t'endors pas avant !
— J'essaie...
Faisant résistance à son sommeil, il essayait de se distraire l'esprit du mieux qu'il le pouvait. Par exemple, Katchan. Ce dernier, qui était pourtant affilié en cuisine, était partit plus tôt et s'était même douché avant les autres et s'était littéralement relaxé sur la table choisit dehors, les écouteurs aux oreilles, seul, au calme.
Son meilleur ami et rival avait la paume de sa main qui servait d'appuis sur sa joue. Compte tenu de son air fatigué, il attendait sans râler, et ce, depuis un bon moment, que le service arrive. Ses mèches blondes flottaient légèrement au rythme du vent, comme son t-shirt préféré noir avec un motif tête de mort dessus. Ses baskets remontantes noires et oranges ne s'étaient pas décollés de l'herbe depuis un petit moment et lorsqu'il se mit à les agiter, son short aussi de marque suivait le mouvement. Cette fois-ci, il perdait patience. Le cendré tiquait de sa langue et dévisageait l'intérieur de l'hôtel.
Izuku souffla à son tour, comprenant parfaitement son ennuie. Le groupe qui se chargeait de la cuisine débarquait enfin, tous, amenaient plusieurs plats. Tous se dispatchaient, déposaient des assiettes ou des plats en aluminium. Certains, de la vapeur s'échappait des nourritures tout juste sortit de la cuisson. Le détenteur du One For All regardait ses camarades souriant, puis, sa nouvelle amie ? Celle-ci avait gardé ses cheveux bleus océans attachés en haute queue de cheval. Épargnée de son uniforme militaire comme les autres, sa tenue de civil faisait rougir légèrement le garçon aux tâches de rousseurs. En dehors de ses rangers noirs, elle avait un short bleu marine qui montait jusqu'à son ventre, un t-shirt souple et rentré dans le jean, blanc, avec un motif mignon et comique. Il s'agissait d'un chat noir, couché et qui bâillait, en dessous, noté en anglais « I'm cat sleep ». On pouvait voir des bretelles noires tout près de son cou, ce qui laissait penser qu'elle portait une brassière de sport au lieu d'un simple soutien-gorge. Elle avait également, autour de son cou, son pendentif en corde, ses deux pierres bleu turquoise et d'une plume entre.
Le seul détail qui le perturbait, c'était ces présences de multiples pansements sur ses doigts.
— Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Lui questionna t-il à la volée, dès qu'elle posait la tarte aux pommes sur la table en bois.
— Oh ça ? S'étonna t-elle en suivant son regard sur ses doigts. Héhé, j'me suis coupé !
— Hein ?!
D'un sourire niais, Lily se redressait et grattait sa joue avec son index, les yeux fermés.
— Ce n'est rien de grave, juste une étourderie !
— Ca reste tout de même beaucoup...
— C'est sûr qu'elle est suicidaire avec un couteau en main ! Pouffa Inoua, qui passait juste derrière sa camarade de classe.
Ochaco se leva du banc en bois et la gronda.
— Au lieu de te moquer d'elle, tu aurais pu faire un effort de l'aider !
— J'en ai rien à foutre de ton avis, petite conne.
Naturelle, la rousse se dirigea vers ses amies qui l'attendait avec impatience. Irritée, Ochaco voulut la suivre et lui faire la morale. Sa meilleure amie la retint par le bras, lui conseillant de ne pas céder à la colère.
— Elle a raison, répliqua la bleutée, sincère. Quoi que tu lui dises, elle va se foutre de toi.
— Et si je l'envoie sur l'orbite ? Rouspéta la brune en gonflant ses joues, très sérieuse. Ce coté-là effraya un peu ses amis.
— J'aime cette optique ! Rit Lily. C'est dément comme idée, si tu le fais vraiment, appelle-moi, je me dois être impérativement aux premières loges !
— Ne donne pas un avis positif Sawaka-san, kero...
Avec de faux auréoles au-dessus de leur tête, Ochaco et Lily assuraient ensemble que ça ne durera pas longtemps ce qui faisait soupirer la batracienne.
— Bon, j'y vais ! Bon appétit !
— A toi aussi ! Lui renvoya gentiment Ochaco qui se rasseyait à sa place.
— Bon appétit !
Izuku laissait partir l'étudiante Hanran-Gun vers ses camarades de classe. À coté de lui, ses amis se servaient déjà de ces plats remplis de garnitures. Son estomac l'appelait aussi. Il céda à la tentation et avec une fourchette, il se servit de toutes ces belles choses. Il les plaçaient au fur et à mesure dans son assiette en plastique.
— Sawaka est vraiment super sympa, j'espère qu'on aura la chance de la revoir... Affirma Ochaco, qui s'empiffrait déjà de riz avec ses baguettes.
— Je pense que oui, elle devra être comme nous, à passer son permis provisoire. Lui informa Tenya.
— Ce ne sera pas facile, faisons de notre mieux pour la semaine prochaine, kero. Détermina Tsuyu. Il nous restes deux semaines avant le jour J.
— Logiquement, Aizawa-sensei va nous donner des cours supplémentaires basés sur le secourisme, plus approfondis...
En prenant une bouchée d'une rondelle de tomate, le délégué de la seconde A mâcha et reprit. Toute l'attention était dirigée sur lui.
— C'était ce qu'il disait avec Present Mic, au bureau des professeurs, l'autre jour...
— Autrement dit, il va falloir que je reprenne mes révisions sur les premiers secours à effectuer... Marmonna Izuku, très sérieux. Il pinça ses lèvres. Comme ce qu'il faut faire quand quelqu'un perd connaissance...
— Ou comment gérer en cas d'une blessure mortelle ou qu'il est difficile de sécuriser les environs. Pointa Shoto, qui sirota son verre d'eau.
— C'est ça.
— Vous pensez que ce sera encore un cours où on devra jouer le rôle de victime ? Demanda Tsuyu.
Pour une certaine raison, Ochaco se crispa et rougit. Une pensée quelque peu spéciale lui traversait l'esprit. Un entraînement sur ça, la victime inconsciente, pas de pouls, ce qui menait donc à du bouche à bouche. Le visage de la personne était très visible. Ses lèvres légèrement entrouvertes, n'attendraient que...
— Ochaco-chan ? Tout va bien ? Tu es toute rouge ! Lui fit remarquer Tsuyu.
— Ah !! O-Oui ! Il fait juste chaud, hein ?! Répondit vivement la brune, avec un rire embarrassé.
— Si tu as trop chaud, on peut demander à ce que tu sois à l'intérieur et s'assurer qu'il y ait un climatiseur... Lui suggéra Tenya, prévoyant.
— N-Non ça ira ! Vraiment !
Après s'être agitée les mains, elle baissa sa tête, honteuse d'avoir osé fantasmer sur un événement qui ne se produira pas. N'osant affronter les yeux de son meilleur ami qui la regardait, inquiet comme les autres, Uravity se faisait petite et mangeait le repas, le coeur battant.
Une fois avoir terminé son repas, Shoto s'acquitta pour ramener son assiette, son verre et couverts jusqu'à la cuisine. Au passage, il comptait aller passer aux toilettes. Une fois avoir tout fait, s'être lavé les mains dans le lavabo, s'être aussi brossé les dents comme il le fallait, il sortit de la salle de bain, calmement. Il gardait dans sa main une petite sacoche, où il avait son shampoing, gel de douche, brosse à cheveux, dentifrice et brosse à dent. Pieds-nues, seulement vêtu d'un short bleu marine et d'un haut simple blanc au col-V qui offrait en partie une vue sur ses muscles. Un drôle de bruit l'alerta, l'obligea à s'arrêter dans son élan.
Shoto pivota sa tête, en direction de la salle de bain des filles. Alors qu'il analysait plus sérieusement, le bicolore en déduisit que quelqu'un vomissait. Innocent et soucieux, l'adolescent crut dans un premier temps que quelqu'un était malade. Étonnant, puisque personne n'avait montré de signe tels que. Peut-être qu'il ne s'en était pas rendu compte. Alors qu'il était remplit de question, la réponse ne tarda pas à se dévoiler sous ses yeux. Une jeune fille sortit d'un cabinet, se dirigeait mollement jusqu'aux lavabos, actionna le robinet et mena ses mains sous l'eau qui coulait à flot. Elle se penchait en avant, se rinça le visage dans un premier temps et amena ses mains jusqu'à sa nuque, humide, dû à des sueurs. Dès que la lycéenne se redressa, le visage reflété au miroir, Shoto plissa ses yeux.
— Skywalker ?
À la mention de son nom, la blonde se raidit. Elle tourna sa tête et considéra le garçon qui l'observait à travers la sortie. La porte n'étant pas close, il avait accès seulement à la partie des lavabos blancs. Elle vint plisser ses paupières et essuya du coin de ses lèvres des résidus de son précédent repas.
— Todoroki.
— Tu es malade ?
— Qu'est-ce que ça peut te faire ?
Complètement abasourdit par cette froideur de sa part, il eut un instant de réflexion. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était que plus tôt, elle était plus calme, elle s'était montrée même sympathique lors de la dernière épreuve, elle avait plus de jugeote, plus de liberté. Et puis là, d'un coup, elle se montrait distante, sur la défensive ?
— C'est juste que ton teint est pâle. Tu as mal digéré quelque chose, peut-être ?
— Arrête de vouloir te familiariser avec moi. Souffla t-elle en venant lui tourner le dos. On ne sera pas amenés à se fréquenter plus que ça.
— C'est ce qui te dérange ?
Les doigts de la blonde se resserraient au bord du lavabo. Elle inspirait un coup et expirait.
— Non, j'ai juste besoin de rester seule.
— Tu n'as pas besoin d'un verre d'eau ?
— Je suis assez grande pour prendre soin de moi, Todoroki ! Gronda Anastasia.
Elle secoua sa tête et se mit à murmurer à voix basse, une main sur sa tête.
— Et toi aussi, boucle-la...
— A qui tu parles ? S'étonna Shoto.
Ce qui le rendait plus confus, c'était bel et bien qu'elle était seule. Elle avait un problème ? Une voix dans sa tête la causait ? Tout était flou et ça l'inquiétait tout de même. Anastasia avait beau le rejeter, Shoto avait le sentiment qu'elle avait besoin de soutien. D'être écoutée, comprise.
— C'est bon, laisse-moi, ne sois pas lourd...
Bien qu'elle put terminer sa phrase, ses jambes flageolaient puis, subitement, elle perdit l'équilibre. D'un réflexe rapide, Shoto fit tomber sa trousse de toilette par terre et fonça droit devant lui. Habile, le fils de Endeavor réceptionna la blonde qui venait de tomber. La tête de celle-ci s'était retrouvée maintenu par la main du garçon, qui affichait une expression remplit d'inquiétudes à son égard. Ses mèches argentés et rouges flottaient un court instant avant de retrouver leur place d'origine. Toute près de lui, Anastasia pouvait deviner quel gel le garçon avait utilisé plus tôt. On aurait dit une marque connue pour hommes. Et celui à la grenade.
— Tu devrais consulter un professeur, lui avertissait-il, soucieux, tu aurais pu te prendre un vilain coup.
— Je_... Il faut juste que j'aille dormir plus tôt, c'est tout... c'est simplement... le contrecoup de la journée. Prétexta Anastasia, dans un souffle, désorientée.
— Si tu le dit... Soupira le garçon aux yeux vairons.
Doucement, il vint l'aider à se redresser. Il veilla à ce qu'elle ne tremblote pas, au cas où si c'était le cas, il compterait prévenir un adulte pour venir vérifier l'état de la blonde. Shoto nota un peu tardivement que sa peau n'était pas si bronzé et qu'elle était douce. Elle avait dû se prendre un gel de douche au fleur orangé, ou quelque chose comme ça. Anastasia lissa sa jupe marron et le regarda droit dans les yeux. Ses iris orangés ne suffisaient pas à le faire distraire.
Sa chemise tartan orange et blanche était entrouverte, offrant une vue en plongée, son décolleté. Ceci, le poussa à détourner ses yeux d'elle. Le garçon plaça une main sur sa nuque, déstabilisé par la jeune fille qui le fixait. Shoto voulut démarrer un sujet mais fut surprit de voir la blonde se crisper. Ses pupilles se dilataient et ses lèvres gercées s'entrouvrirent légèrement.
— Hein ?
Une ombre se mouvait derrière le garçon, qui n'avait pas l'air d'avoir sentit une nouvelle présence. Des mains remontaient, se déplaçaient jusqu'au cou de l'adolescent. La silhouette penchait sa tête, révélant comme une chevelure qui suspendait dans le vide. Un peu comme un signe de ce que cette chose allait faire.
— NON !!
Immédiatement, affligée et horrifiée, l'élève Kurayami poussa Shoto par le torse. Tremblante, une sueur glissait sur sa joue. Sa respiration était haletante et ses poils à peine visibles à ses avant-bras étaient hérissés. Sa frange dissimulait son visage assombrit et lentement, elle repliait ses doigts. Son coeur tambourinait trop violemment contre sa poitrine, ça lui faisait mal. Soudain, une remontée de bile se hissait à son œsophage. Rapidement, elle plaqua ses mains sur sa bouche et tourna les talons, se dépêcha d'aller se réfugier dans les toilettes, sous l'anxiété de son ancien partenaire du tournois.
Un son désagréable s'élevait, énonçant tout ce qu'elle éjectait dans la cuvette des toilettes. Shoto n'osa avancer. Le néon suspendu au plafond grésillait légèrement. Des papillons de nuit avaient réussis à s'infiltrer, ils dansaient, jonglaient entre eux, paisiblement, sans grosse agitation. Une fois que Anastasia eut terminé de tout vomir, le garçon serra ses poings. Derrière lui, au pas de course, Haru arrivait à la rescousse de son amie.
— Pousse-toi, c'est les toilettes des filles !
Sans broncher, il s'exécuta. Il pouvait entendre la garçon manquée gronder son amie qui devait être blanche comme du linge propre. Se montrant patient, le lycéen attendit dos contre le mur en bois, juste à coté de la porte, les mains dans les poches de son short.
— Tu as fait tomber ça, je crois.
Shoto considéra le garçon blond aux cheveux dégradés. Il lui tendait sa trousse de toilette. En le remerciant, le bicolore récupéra son bien.
— Elle est en train de gerber ? Supposa Megumi, qui zieutait vers les toilettes, écoutant les sermons de Haru.
— Ouais...
— Ne t'inquiète pas, elle va s'en sortir. Comme toujours.
Le garçon en jogging gris hocha la tête et passa net, à coté de Shoto.
— Attend, l'arrêta le fils de Endeavor. Tu portes encore des bandages aux mains ?
— Ouais, par mesure de sécurité, d'après les infirmières. Souffla t-il, sur un ton détaché. Pourquoi ? Tu te sens mal ?
— Je_... Eh bien, je pensais qu'ils sauraient remettre tout dans l'ordre, avoua simplement Shoto.
Megumi le considéra, par dessus son épaule droite. Il rangea ses mains abîmées dans les poches de son jogging. Il voyait ceci comme un embarras. Il ne préférait ne pas en reparler sur ce sujet délicat et sensible. Certes, il aurait pu perdre littéralement ses mains pendant le tournois – à cause de Han – cependant, pour des raisons personnelles, il n'en voulait pas au coupable. Le lycéen haussa ses épaules.
— Ca te lance encore, parfois ? Demanda Shoto.
— Oui. Mais ça va, j'ai de bons traitements.
— De ton lycée ?
Un rictus amusé se dessina sur les lèvres sur l'élève Kurayami.
— Moins tu en sais, mieux tu te porteras.
— Ce n'est pas ce que je veux.
Les paupières plissées, Megumi regarda la pancarte au-dessus des toilettes des filles. Un dessin de femme s'y trouvait, simple et très indicatif.
— Tu as de la chance, les professeurs ne sont pas là pour écouter ou espionner..
— Pardon ?
Ces termes employés procurait un frisson désagréable traversant tout l'échine de Shoto.
— On est évalué pour nos poids. On est aussi pour nos notes scolaires, nos performances, nos tenues, nos cheveux... et nos alters. Pour le cas de Skywalker, elle gère pas très bien l'équilibre de son alter...
— La lumière et l'ombre.
— Oui. Je sais bien qu'elle a des difficultés. Et quand elle perd le contrôle, eh bien... on dirait une autre personne.
Shoto pensa immédiatement à quelqu'un dans sa classe.
— Comme Fumikage avec Dark Shadow... Songea t-il.
Il releva sa tête.
— Aucun prof n'aide à rectifier le problème ?
— La drogue.
— Hein...?
Immédiatement, Shoto fronça des sourcils.
— On la prend pour maintenir notre poids. On la prend aussi pour éteindre nos émotions...
— Eteindre vos émotions ?
— Les mettre en sourdines. Soupira Megumi, en baissant sa tête. Tu as bien vu Anastasia péter une durite plus tôt ? Après ça, elle a dû avaler un peu du traitement. À la finale, elle s'est bien relâché quand elle était à t'aider en final. Les profs ont pas apprécié alors elle a dû en reprendre.
— Ce n'est pas conseillé de s'en servir autant...
— Non.
Ceci expliquait sa froideur et du pourquoi elle vomissait. Cela faisait trop pour elle. Et pas seulement juste pour Anastasia. Pour la santé de tous. Sérieusement, comment ces adultes se réapprovisionnaient ? Avec qui ? Dans quel but ? C'était tout bonnement aberrant. Shoto ne pouvait pas laisser passer ça.
— Pourquoi on vous infliges ça ?
— On doit être obéissant et parfaits. Ne faire honte à personne.
— Au point de pourrir votre santé ??! S'exclama Shoto, outré.
— Tu sais, le coté positif, c'est que aujourd'hui et demain, on est épargné à pire.
Shoto appréhendait à l'idée de connaître ce qu'il y avait sous l'iceberg. Megumi adressa un maigre sourire au garçon et lui avoua, très sincèrement :
— Je n'ai pas réussi l'admission à UA. Kurayami a été ma roue de secours. Malgré que ma famille n'ait pas beaucoup d'argents, on m'a accepté... j'ai toujours une chance de devenir un héro.
— ...Tu...
— Je ne suis pas le seul à penser pareil. Je peux tout endurer, si je peux réaliser mon rêve. Même si les conditions sont terribles, qu'on doit garder le silence... même si...
Le jeune garçon hésita. Ses yeux gris fixaient le plancher. Doucement, son visage s'assombrissait.
— Même si on doit écraser nos propres amis, je suis prêt à courir le risque.
Entendre ceci était plus que choquant pour le fils de Endeavor. Ne sachant quoi répondre à cela, il laissa Megumi tourner les talons et s'éloigner de lui, après lui avoir vaguement souhaité une bonne nuit. Livide, le bicolore ne trouvait rien à sortir. Il était tétanisé. Le temps de récolter des morceaux de puzzle, de les remettre à l'ordre, Haru et Anastasia sortaient des toilettes.
— Eh toi !
— O-Oui ?
Sans qu'il ne puisse comprendre, Haru jeta son amie dans les bras du bicolore.
— Tu retiens cette imbécile, je vais ramener du doliprane !
— Haru... saleté...
L'insulte de Anastasia ne parvint pas aux oreilles de son amie qui s'éloignait sur le champ, en laissant derrière elle le duo. Shoto maintenait les coudes de la blonde qui grognait, les yeux fermés.
— Fait chier...
— Tu devrais t'asseoir. Lui conseilla le fils de Endeavor.
— Ca me va...
La bouche de la jeune fille était pâteuse. Elle avait une sale migraine et n'arrivait même plus à rester debout. Avec l'aide du lycéen Yuei, elle vint se poser par terre. Hésitant, Shoto osa lui frotter le dos, espérant que ça la soulage un peu. Dans ses souvenirs, quand sa mère avait encore tout ses esprits, après ses entraînements avec son géniteur, quand il devait vomir, malade, Rei venait lui apporter son soutien avec ce geste.
Quelque part, ça apportait du réconfort. Une présence nécessaire.
— Tu... fais quoi... ? L'interrogea Anastasia, confuse, les yeux légèrement entrouvert. Tu n'es pas obligé de me faire ça.
— Eh bien... c'est que... j'ai juste envie.
— Tu me prends pour un bébé ou bien ??
Un sourire s'élargissait sur le coin des lèvres du garçon à l'alter feu et glace.
— Sans doute ?
— Je ne suis pas faible. Alors arrête. Bougonna la jeune fille, les sourcils froncés.
— Je ne t'ai jamais considéré comme faible, crois-moi.
Anastasia le considéra. Elle le jaugeait un moment et comprit qu'il n'avait aucune arrière-pensée. Elle soupira. Remuant ses pieds, le bout de ses orteils cachés par des chaussettes aux motifs losanges se touchèrent l'un à l'autre. Les yeux baissés, l'adolescente à l'alter mi-lumière et mi-ombre prit un petit instant avant de s'excuser sincèrement.
— Pardon. Tu aurais très bien pu partir ou me lâcher depuis un moment. Et pourtant, tu es là, assied à coté de moi, dans les couloirs...
— Je ne vois pas de raison à faire cela. Après tout, tu as tout autant besoin d'être écouté, comprise.
Surprise, la blonde le regarda droit dans les yeux. Il fit de même.
— Ce que je veux dire, c'est que... on t'empêche de rayonner. Je suis convaincu que au fond de toi, tu es radieuse, pleine de vie.
Secouée par ces paroles, Anastasia ne réussit à sortir ne serait-ce une syllabe. Sa voix était éteinte, ses cordes vocales étaient en mode OFF. Ses yeux s'humidifiaient, sous l'émotion, sous la sincérité du garçon qui lui éclaircissait ses pensées à son égard. La blonde cligna des yeux, tenta de repousser son coeur qui grossissait, très touchée par ce qu'il venait de lui sortir.
Une personne extérieure la voyait si radieuse ? Mais bloquée ? Quelle ironie. De savoir qu'une personne en dehors de son école ait l'oeil sur elle, sur sa personnalité. Et qu'on l'acceptait malgré ses changements d'humeurs. Pour son rêve, elle était prête à faire des sacrifices. Et ceci, comprenait aussi, éviter de s'attacher à des personnes extérieures. Comme lui.
— Tu es plus sentimental que je ne l'aurais cru. Exposa t-elle, sur un ton sarcastique.
— C'est... dû à l'influence de mes amis.
Détachant son regard de la lycéenne, Shoto admira l'apparition des étoiles et de la voie lactée dans le ciel, à travers des vitres qui longeaient le couloir. Une jambe repliée, il posa son bras sur sa rotule.
— A l'heure actuelle, si je n'avais jamais ouvert mon coeur à eux... et inversement, je ne le serais pas aujourd'hui.
— Je suis contente de l'apprendre. Tu es bien entouré.
— Oui... j'en suis conscient... ils sont trop bons pour moi.
Anastasia gloussa.
— Ils doivent sans doute te sermonner s'ils t'entendent dire ça à voix haute.
— Pas faux. Admit t-il en fermant ses yeux.
— C'est bien.
— Et toi et cette fille ? Vous êtes amies ?
Les jambes droites et bien allongées sur le sol, Anastasia bascula sa tête en arrière. Son chignon tout soigneux s'appuyait contre le mur. Elle réfléchissait quelques secondes avant de lui confesser :
— ...Oui, elle l'est. Même si elle s'attire trop d'ennuis... en voulant me faire sourire ou en voulant juste de l'attention.
— Ca te semble t'ennuyer, remarqua t-il.
— En même temps, elle agit comme une enfant. Non, une rebelle. Ricana t-elle. Ce n'est pas mauvais, mais disons qu'elle a un peu mal choisit son école.
— ...J'imagine.
Anastasia souffla du nez.
— C'est une chouette pote, sincèrement. Elle aurait sa place autre part. Ça me gonfle sévère qu'elle doit se plier aux ordres chez nous, ce n'est pas cet environnement qui lui convient.
— Toi non plus. Et pas seulement toi...
— Aha... mais hé, on se débrouille très bien, j'ai bien progressé. Je ne vais pas m'en plaindre.
Pas convaincu, Shoto ne voulut faire cette remarque, de peur de la faire braquer ou autre chose. L'arrivé de quelqu'un vint alléger leur conversation, qui ne put s'éterniser davantage. Haru revenait avec un doliprane en main, haletante. Elle avait courut à toute vitesse pour réclamer ce médicament auprès des autres.