Date de création : 04.08.2012
Dernière mise à jour :
22.11.2025
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je le veux svp
Par Anonyme, le 05.11.2025
can you make dark afuro with aura bro?
Par Anonyme, le 24.09.2025
ok
Par Anonyme, le 16.09.2025
c cool
Par Anonyme, le 10.09.2025
c'est drole
Par Anonyme, le 08.09.2025
Chapitre 6 (partie 1/4):
La quatrième épreuve.
(Garçons)
4回目のテスト
4-Kai-me no tesuto
(男の子
Otokonoko)
Au siège du bureau des ministres à Musutafu. Des hommes et femmes politiques se trouvaient assis autour d'une grande table rectangulaire. Leurs attentions étaient rivés sur l'écran télévisée qui diffusait le tournois de Kukonaka. L'épreuve des filles venait tout juste de se terminer, avec des résultats plus que satisfaisant pour le taux de réussite. Rocknell faisait ses commentaires avant que la publicité ne se fasse apparition. Très vite désintéressés, les prunelles des politiciens visèrent leur tasse fumante, dégageant une bonne odeur aromatique. La vapeur embaumait progressivement la pièce, chatouillait également les narines des gardes du corps, qui eux, avaient le devoir de rester debout, silencieux et discrets. Ils n'avaient pas l'autorisation de se mêler avec les autres. Pour que leurs identités restent incognito, les hommes en tenue costard cravate avaient sur eux, des lunettes de soleil noires ainsi qu'un dispositif enfouit dans leur chemise, reliée à leur oreille droite – un écouteur - avec micro.
La salle, close, sans fenêtre, était éclairée par une suspension en LED. Des caméras de surveillances étaient disposées dans chaque recoins de la pièce, un voyant vert y étant allumée sur chacune, signalant qu'il était actif. Confortablement assise sur son siège en cuir, une des ministres du Japon attrapa le bout de sa tasse pour la soulever de l'assiette de porcelaine, la portant à ses lèvres. Délicatement, elle prit soin de déguster son thé toujours tiède, après ces minutes d'observation.
Il était important de garder un œil sur les directives du tournois. Certes, le lieu était plus que sécurisé, aucun risque que quiconque viendrait perturber cet événement important, qui n'avait lieu qu'une fois tous les trois ou cinq ans. Après tout, ceci servait à différencier le niveau des académies héroïques. Malheureusement, tous les lycées ne pouvaient y participer, faute des examens ou du temps. Une fois avoir bu, la femme reposa sa tasse sur le socle. Ses iris sombres se tournèrent ensuite sur une partie de ses documents placés sur sa droite. Elle les prit, feuilleta à la va vite et lança une nouvelle conversation avec ses collègues qui dirigeaient le pays.
— Bien, reprenons au sujet du traître. Des nouvelles ?
— En effet, suite aux enquêtes avisées de nos experts, il s'agirait de l'héroïne Lady Nagant, qui aurait divulgué des informations auprès des vilains. Lui répondit un homme avec une barbe. D'ailleurs, elle a commit des crimes impardonnables. Elle a non seulement assassiné notre bras droit qui gérait la commission de la sécurité publique, mais aussi elle a tué d'autres héros en chemin !
— Elle aurait même pas fait de quartier pour la police qui l'ont poursuivit. Trois blessés graves et un mort. Récapitula un autre homme en réajustant ses lunettes, après avoir relu brièvement ses papiers.
La ministre plissa ses yeux, prit une grande inspiration et expira. Elle posa ses coudes sur le bureau mélaminé, rejoignit ses mains. Sur un ton presque exaspéré, elle déclara :
— Si on ne peut même plus faire confiance aux héros...
— Certes, ce n'est pas le premier cas, mais sachez que des héros ont pu la capturer et l'envoyer en prison de Tartarus. Nous avons encore des héros de notre coté. Lui rappela l'homme aux lunettes.
— On m'avait dit qu'elle était très fiable et surtout utile. Je trouve cela dommage de perdre de si bons éléments, suite à une simple corruption...
La femme exhala un soupir et se mit à masser les rides de son front, comme pour soulager ses maux de tête. Subitement, un homme plus jeune vient prendre parole. Il avait une partie de ses cheveux noirs attachés en un petit chignon tandis que le reste, en dessous, était complètement rasé. Son visage semblait légèrement efféminée, de plus, on aurait dit qu'autour de ses yeux, il y avait de l'eyeliner et ses orbes étaient noirs. L'intonation de sa voix, en revanche, était grave et posée.
— Madame la ministre, si vous craignez autant une inflation de trahison avec les héros, pourquoi ne pas exiger quelque chose de plus conséquent qu'un simple contrat ou serment de fidélité ?
— Qu'est-ce que vous voulez dire par là, monsieur Obuyaki ? Questionna la ministre, subitement intriguée.
— Une évaluation et un diagnostic régulier pour eux. Pour suivre leur santé. Les inviter à consulter un psychologue, juste pour faire balayer leurs craintes et doutes.
Le noiraud souriait, parfaitement confiant dans ses arguments. Malheureusement pour lui, des gloussements fuitaient par ci et par là, se moquant de son idée. Visiblement, la majorité estimait ceci ridicule, voire insensé. Le jeune homme faisait abstraction aux attitudes des autres, plus intéressé sur l'avis de la ministre qui était au bout de la table. Celle-ci réfléchissait un moment et appuya son dos contre le dossier de sa chaise, plaça une de ses mèches grises derrière son oreille.
— Ce n'est qu'une perte de budget considérable et en plus ceci attiserait trop de doutes dans la population. On pourrait être confronté par des questionnements, supposant que les héros ont des problèmes mentaux pour vouloir travailler. C'est leur travail d'assurer la sécurité de la société. D'éliminer le danger. Énonça la femme d'un certain âge. Ils n'ont pas besoin d'être dorloter. Ce sont leur choix de devenir un héro. À eux d'assumer ce choix. Ils reçoivent l'attention et l'argent, pourquoi leur en donner plus déjà ce qu'ils n'ont ?
Le sourire de l'homme s'effaça. Il dissimulait son ennuie. Le noiraud se pencha plus en avant et tapota régulièrement son index contre sa table, dévisageant la ministre, qui avait clairement plus de pouvoir ici même. Bien qu'il prenait des risques de s'opposer à elle, il lui transmettait son opinion avec franchise.
— Pour revenir à l'affaire de Lady Nagant, ne pensez-vous pas plutôt qu'elle a ressentit un mal être suite à ses doutes ? On lui avait ordonné de éliminer des opposants. Avaient-ils utilisés des enfants sous prétexte d'être innocents ? Pour lui donner une fausse réalité. Si elle avait le droit à une aide, un psychologue ou un moyen de effacer ses craintes, on aurait pu éviter le risque de trahison.
— Monsieur Obuyaki. L'arrêta la ministre en levant sa main droite, sèche. Elle le fusilla du regard. Seriez-vous en train de remettre en cause notre manque d'estimation pour les héros que nous engageons ? Que nous les ignorons ? Que nous sommes fautifs et sommes les facteurs même qui ont guidé les héros à nous trahir ?
Des regards accusateurs se tournaient vers lui. Dévisagé par tous ici présent, excepté par les agents de sécurité, Obuyaki leva ses mains de la table avec un sourire naturel – qui sonnait faux –.
— Madame la ministre, ce que vous venez de me dire là, c'est exactement mon ressentit. Plaida t-il. Néanmoins, rappelons-nous que nous avons perdu la clé de ces évènements ; All Might. Ce n'est pas forcément vous en tord.
— .....En effet.
De suite, la tension redescendit, après avoir blâmé All Might. Que depuis sa retraite, toutes les directives avaient changées. Le noiraud abaissa ses bras, écoutant les murmures de ses collègues, qui le trouvait trop téméraire pour un nouveau, que d'un autre point de vue, il avait raison, que All Might avait traîné avec lui, la raison des héros. Et que par son erreur, une hausse de vilain s'était manifestée au sein de la population. Pour regagner la confiance de tous, ils misaient tous sur le nouveau numéro un des héros, qui ne serait autre que Endeavor.
Un nouveau jouet, qui servait le gouvernement pour une cause qui n'était pas des plus saines qui soit. Obuyaki écoutait vaguement les autres sujets tels que la hausse considérable des vilains, que Hawks devait être plus disponibles avec Endeavor... Le jeune homme profita de la pause accordée pour s'éclipser aux toilettes et ensuite ses affaires faites, il monta sur le toit, assurant à son garde du corps qu'il reviendrait vite. Après avoir monté les escaliers, avoir ouvert la porte de sortie, le vent lui caressa le visage et souleva ses mèches noires. Il avança de quelques pas, extirpant de sa poche de pantalon, un paquet de cigarette et sa brique.
— Tous des cons à vouloir se la jouer innocent et chercher le coupable de leur malheur... Lâcha t-il, en identifiant surtout ceux qui travaillaient pour le gouvernement.
Accolé au bord, après avoir allumé sa cigarette et avoir rangé le reste dans sa poche, Obuyaki admirait la vue sur la ville de Musutafu. Le ciel était bleu, des nuages flottaient au-dessus de sa tête, à une allure paisible. De la fumée grisâtre remontait lentement vers le haut, s'évaporant dans l'air, s'échappant du mégot. Cette vue en plongée était impressionnante pour lui. Sa veste non fermée flottait derrière lui, avec sa cravate rouge. Tout en se détendant pour fumer, le noiraud souffla une énième fois avant de parler à quelqu'un qui était derrière lui, contre le mur.
— Tu as vu ça ? De vrais hypocrites... je hais les réunion de ce genre.
— J'ai trouvé ceci hilarant si je peux dire.
Obuyaki se retourna complètement, appuyant son dos et bras contre le bord du mur. Il fixait la jeune femme qui tenait une tablette tactile. Un teint pale, des yeux violets sombres, un fard à paupière noirs, des cernes visibles sous les paupières. Ses cheveux étaient mal entretenus ; en effet, un coté de sa frange était coupée trop courte tandis que l'autre était longue. Mal coiffée et comme ses iris ; violets. La personne était vêtue d'une robe style gothique noire et violette avec un corset, de longues bottes cuir qui l'aidait à gagner en taille. Autour de son cou et à ses bras, des bandages.
— Tu as l'air de bonne humeur Viola. Remarqua t-il.
— Ouiiii !
— ....Pourquoi ?
— J'ai juste eu une excellente nouvelle...
Un sourire se dessinait sur ses lèvres. Plus que ravie, la jeune femme tapota sur sa tablette tactile, faisant revenir la vidéo en arrière, arrêtant en gros plan une personne. Obuyaki se rapprocha d'elle, les mains dans les poches, la cigarette, toujours placée entre ses lèvres. Il regarda attentivement l'écran et plissa ses yeux.
— C'est qui elle ? Ton nouveau jouet ?
— Plus que ça ! C'est la fille de Skyfall.
De suite, les yeux de l'homme s'arrondissaient.
— Pardon ? Cette gamine ?
— Il n'y a pas une centaine qui ont ces beaux yeux bleus. Et encore moins un alter similaire au type que j'ai tué. Énonça Viola avec un ricanement, ses orbes violettes ne quittant pas la vidéo sur la fille aux cheveux bleus.
— Rappelle moi pourquoi elle t'intéresse déjà ?
— Ahhhhhh.... Quels beaux yeux... pleins de vies, d'espoir !
Partie dans son délire, en transe, la vilain plaça ses longs oncles violets sur ses lèvres. Ses joues étaient rougies et un regard de fou était parfaitement visible. Elle se mit à ricaner, avouant à quel point elle était heureuse de trouver cette fille. Que cette bleutée était la clé qui lui ouvrirait les portes de tout ses désirs. Que en plus de son importance, ses yeux bleus compléteraient parfaitement sa collection d'oeils. Obuyaki roula des yeux et s'éloigna de sa partenaire, se détendant un peu.
— J'avoue qu'elle a des tripes cette gamine. Admit-il. Son adversaire qui est blonde était coriace, je peux te dire que mes « collègues » étaient bluffés.
— Sans intérêt celle-ci ! Brailla la vilain en basculant sa tête. J'te jure, ces gens avec qui t'étais seraient prêts à lui lécher les bottes pour qu'elle se range de leur coté. Quel bel avenir chez les héros, j'te dis !
— Si elle survie.
Viola lança un coup d'oeil vers son partenaire en souriant. Elle croisa ses bras sous sa poitrine.
— Les probabilités de survie chez ces élèves sont inférieurs. Ce ne sont que des rats de laboratoire.
— Il y a toujours cette faible probabilité de survie malgré tout. Lui exposa Obuyaki. Il faut rester méfiant.
— De toute façon, la marchandise entre nous et Kurayami ne s'éteindra pas de si tôt. Rigola Viola qui agitait sa main libre dans le vide, de manière exagérée. Sinon, comment se déroule les négociations, cher IV ?
IV. Était le véritable nom de l'homme. Étant notamment écrit avec le symbole romain ; IV. D'ailleurs, avec la puissance du vent, le col de sa chemise cogitait, dévoilant ce numéro sous forme de tatouage noir au cou. Il était un vilain connu pour avoir tué d'innombrables mineurs, des enseignants, des professionnels de santé. Avait volé dans des magasins et tabacs, y comprit des voitures et motos. Son physique d'auparavant n'avait rien d'identique à celui d'aujourd'hui. Un passé de yankee, un voyou qui n'avait cure de la société qui était devenu un vilain.
Jusqu'ici, il avait son mandat d'arrêt dans tout le Japon. Néanmoins, avec un bon réseau et d'alliés, cet homme avait esquivé la prison et n'avait jamais été attrapé par des héros. À l'exception d'un jour. Où quelqu'un l'avait secouru avant d'être repéré par Endeavor. Depuis ce jour précis, il suivait cette personne et avait changé.
— Ces crétins se croient être protégés de tout et surtout, cette putain de ministre, se croit au-dessus de tout. Tous des pourritures. C'est pour ça que ça me rend malade cette société. Il a fallu que je détente son string en disant que tout est la faute de All Might !
— C'est plus qu'un sac d'os ce type. Je n'ai même pas envie de l'utiliser. Souffla la vilain. Sans intérêt.
— Tu me surprends, Necromantia. Sourit le noiraud, en appelant sa camarade par son code.
— De toute manière, il ne vaut plus rien cet homme aujourd'hui.
Partageant son point de vue, le vilain opina. Il reprit après avoir exhalé de la fumée depuis sa bouche, éloignant son joint de ses lèvres. Le feu réduisait petit à petit la taille de sa cigarette, se rendant dans un état de cendres.
— La ministre convoite Endeavor qui s'occupe du premier poste des héros avec en second Hawks. Son favoris est plus Hawks mais elle ne renie pas le fait que Endeavor est supérieur à lui. D'autant plus que l'autre a carbonisé plus d'un vilain vif...
— Sacré changement ! On passe d'un heureux jovial a un taré. Ce sera mémorable.
— Après je n'ai pas encore obtenu la confiance de tous. Je n'ai pas encore accès à leurs archives... Je pensais que de me ranger du coté des héros, ça bougerait les choses mais on dirait que non.
— Ils n'ont jamais rien eu à foutre des autres. Héros ou non héros. Leur propre personne est plus importante. Révéla calmement Viola en se rapprochant de Four.
Il la considéra et plissa ses yeux.
— Il faut frapper et remonter le noyau. L'exposer au public. Ainsi un coup d'état naîtra. Dit le noiraud. Puis une nouvelle ère sera créée.
— Un nouveau cycle de terreur. Et on fera vivre l'enfer à ceux qui le méritent ! Puis à coté moi j'obtiendrais ma récompense~
Toute exaltée, la vilain revisionna le combat de Lily contre Anastasia. Ses yeux pétillaient. Avec son pouce droit, elle effleurait l'écran, comme si elle cherchait à atteindre la joue de l'adolescente, sur laquelle, elle avait une griffure. Dans un murmure audible, Viola exprima un :
— Je te traquerais, jusqu'à ce que tu me donnes ce que je veux...
— Dis moi, pourquoi cette obsession chez elle et son père ?
— Son père n'avait rien d'aussi excitant contrairement à elle. Lui coupa t-elle sèchement, le visage assombrit. Un foutu salaud malade et qui restait dans son rôle de héro pitoyable.
Dubitatif, Four l'étudiait. Il était vrai que la violette était dans l'équipe plus longtemps que lui. D'ailleurs, elle faisait partie des trois subordonnés les plus puissants, un pilier important pour leur boss. Non seulement Necromantia était flippante, mais aussi son alter était incroyablement redoutable – voire trop puissant, à un point si le noiraud se demandait s'il était possible de véritablement la tuer –. Viola sentit son regard insistant sur elle et se reprit. Elle s'écarta et plus sérieuse, elle lui accordait de lui refiler quelques pistes.
— Et si je t'avouais qu'il existait un autre moyen de se procurer un alter en dehors de la naissance ? Un schéma triangulaire existe.
— Pardon ? S'étonna Four, prit de court.
— Le bout du triangle, se trouve en bas. Un triangle inversé. Expliqua t-elle en plaçant sa tablette son son aisselle, pour pouvoir faire le symbole avec ses mains. Les deux qui se rejoignent ; s'agit du All For One et le One For All.
De plus en plus confus, le vilain grimaçait. Le premier nom lui disait quelque chose. Leur boss servait justement ce plus grand vilain ! Pourquoi était il mentionné dans cette histoire ? Le noiraud voulut prendre parole mais fut empêché par la suite des explications de sa partenaire.
— Et celui du bas ; le don de l'abysse.
— D-De quoi tu causes...
— Vois-tu j'étais une sans-alter ! L'abysse m'a donné un don et me voici avec un alter ! Se vanta t-elle avec un sourire radieux.
— N'importe quoi.
Four fit tomber sa cigarette par terre et la piétina avec sa chaussure, irrité. Il supposait qu'il s'agissait clairement d'une blague de sa part. Après tout, Viola était une personne très malsaine, plus que lui, une sans coeur, manipulatrice, espiègle, une vraie démone. Scientifiquement, ce n'était pas possible d'obtenir un alter. Soit on était né avec, soit on ne l'a pas et on devait vivre avec ce fardeau. Il s'agissait d'une maudite discrimination, une injustice, cependant, il fallait faire avec.
— Très bien, comment crois-tu que All For One puisse autant avoir d'alter ? Qu'il n'y ait pas d'effets secondaires ? Qu'il ne faiblit pas autant ? Personne n'est Dieu sur Terre. Et pourtant, aux vues des vilains, de notre boss, il est l'élu suprême. Pourquoi serait-il le seul à avoir autant de dons ?
— ....c'est...
— Je te récapitule : All For One est le mal en personne. À contrario, il y a le bien ; le One For All. À ton avis, pourquoi All Might a réussi à le vaincre et que tout à coup, il est devenu rien ? Mou ? Faible ? C'est trop simple. Réfléchis.
Un silence religieux s'abattit. Viola soupira et croisa ses bras, écoutant sa question sur savoir ce qu'en était de l'abysse dans cette histoire.
— Les deux. Par contre, il faut sacrifier quelque chose en échange pour obtenir un don. Ça peut être du hasard, comme parfois ça quémande plus que un seul sacrifice.
— C'est à dire ? Un sacrifice ? Interrogea le vilain, perdu.
— En gros prenons un exemple très simple. Imagine que ton alter ne te suffit pas. Tu fais ta p'tite demande à l'abysse. Il demandera soit ton poumon. Donc aussitôt, il te l'arrachera sans que tu puisses bouger. Ou ça exigera que tu tues tes proches ou sinon tu mourras si tu refuses. Uhu.
Le rire et ce rictus qu'elle avait, n'augurait rien de bon. Presque suspicieux, Four se risqua de lui demander.
— Donc... le gars que tu as tué, a eu recourt à l'abysse ?
— Exact.
— Comment tu le sais ?
— C'est un secret.
— Et pour la gamine ?
— Il l'a avoué avant de mourir de mes mains.
Le questionnement se poursuivit.
— C'est les alters qui ont été conféré par l'abysse qui t'intéresse ?
— Pas spécialement. Je cherche juste à voyager dans l'abysse. Car l'abysse, on fait une demande par un rituel. Il s'agit limite comme si c'était un passage pour que Dieu nous écoutes. Soit tu es courageux et tu es récompensé. Soit tu es faible et tu meurs, car Dieu verrait ceci comme une perte de temps et de l'insolence.
— ...OK et on t'a demandé quoi en échange pour que tu ais cet alter ?
— Secret.
Les sourcils froncés, le vilain souffla. Il se pinça l'arrière du nez. Tout ceci était confus et tiré par les cheveux. Toutefois, sa conscience lui assurait qu'elle ne mentait pas. Que sa partenaire n'avait rien inventé. Que c'était réel. Après tout, ce regard sérieux, cette obsession inhabituelle pour quelqu'un n'était pas commun. À vrai dire, IV se doutait que Viola venait de lui révéler un secret. Que elle, deux autres et le boss étaient au courant. Cette femme l'avait invité dans son cercle VIP. Elle l'avait entraîné dans une marre noire et rouge, avec des cadavres flottant le long du fleuve.
On lui avait confié un secret, qu'il ne devait répéter à quiconque au risque d'être puni. Si on lui avait parlé de ça, c'était aussi un signe que son statut était reconnu. Qu'il ne tarderait pas à grimper en échelon, qu'il pourrait devenir plus proche de son boss, son sauveur. Symbole de confiance. Mettant de coté ces histoires, le noiraud massa ses paupières avec ses doigts. Entre ceci et cette réunion avec des diplomates, ministres... il aurait tout vu et entendu.
La mission qu'on lui avait donné était importante et il se devait être discret, souligné, appliqué et surtout, rusé. Il fallait obtenir l'estimation et la confiance de la ministre pour que ses projets aboutissent. Le problème étant qu'il devait soutenir d'un coté, son point de vue – la valoriser – et d'un autre, défendre la cause des héros. Un véritable casse-tête. Trouver un juste milieu, le parfait équilibre lui semblait être une tâche délicate.
— Elle souhaiterait surtout que Yuei remporte le tournois. Il s'agit du meilleur lycée héroïque de tout le Japon et son taux de réussite est élevé. La majorité qui en sortent ont un bel avenir, une bonne renommée et sont à l'écoute du gouvernement... notamment les plus doués. Murmura Four, en réfléchissant à haute voix.
— Hep. Tu réfléchiras dans la salle. Y a ton garde du corps qui commence à se poser des questions.
L'orbe noire du jeune homme considéra la porte. En haut, une petite vitre rectangulaire. Il y avait une silhouette qui s'y rapprochait. Viola sourit à son partenaire qui secouait sa tête. Leur échange de regard traduisait par un « Je le tue ? », « Non. ».
— Ara, ara... Quel ennuie si je n'ai pas le droit de tuer.
— En même temps, on serait très vite suspecté. Tu n'as jamais fait de mission d'infiltration ?
Au rythme du vent, les mèches violettes désordonnées et mal entretenues de la femme flottaient. L'expression qu'elle avait sur son visage, répondait bien avant que ses paroles n'affirment :
— Je n'aime pas les tâches ingrates et ennuyeuses.
Ce qui laissait deviner que non. Et surtout, elle pointait que le travail que faisait IV n'était rien d'autre qu'une vulgaire tâche banale et sans intérêt. Que rien n'était en jeu. En gros, Viola sous-entendait qu'il faisait son sale boulot, ses corvées. Pour le noiraud, sa dénonciation lui était insultant. Pour éviter de rentrer dans son jeu, le vilain se tut à cette provocation, se contentant de cracher un « Saleté. » intérieurement dans un coin de sa tête. Sa mâchoire s'était contractée comme ses poings se refermaient entre eux.
Son alliée savait pertinemment qu'elle avait touché une corde sensible et elle se fichait des sentiments de cet homme en face d'elle. Maniant parfaitement les fils fragiles, elle jonglait avec ses pantins. Sous Four, il y avait d'autres sbires. Et plus bas, les civils. Tout son plan était bien ficelé depuis le départ. Ils ne s'étaient pas autant parlés avant. Ni l'un, ni l'autre n'avait parlé de son ancienne vie. De leurs véritables projets. Malgré ces faits, Viola connaissait ses faiblesses. Comment ? Le noiraud n'avait pas l'ombre d'une idée. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il fallait éviter de lui faire face, de lui tenir tête, de la défier.
Une femme dangereuse. Four était situé sous sa toile. Peut-être bien qu'il avait franchit un pas, que son pied s'était retrouvé collé à ces fils reliées, sécrétée par cette araignée humaine. Néanmoins, son esprit et le reste de son corps lui appartenait. Il avait encore sa liberté de prendre ses choix. Necromantia ne l'effrayait pas entièrement. Si un jour le noiraud aurait l'envie de la trahir, il le ferait sans hésitation. Toujours se méfier, ne jamais sous-estimer. Derrière les apparences, le vilain pourrait très bien être le prédateur : un lézard face à l'araignée.
Tout comme Viola pouvait être plus qu'une simple araignée ; une tarentule. Voire pire.
En absence de réponse de sa part, la femme croisa ses bras en se déplaçant à son rythme.
— Bien, je vais devoir y aller. Et prévenir le boss sur ta position... c'est chiant de faire rapport à ta place. Se plaignit-elle.
— Pareil pour moi. T'avoir ici n'est rien de jouissif. Lui confirma Four, franc.
Un rire s'échappait des lèvres de la vilain. La violette s'éloignait, en direction de sa place où elle s'y trouvait plus tôt. Un vortex noir apparaissait. La vilain l'enjamba, traversant à travers, saluant son camarade avant de disparaître en même temps que ce trou béant noir, silencieusement.
Reprenant de suite son rôle de Obuyaki, il réajusta son col pour dissimuler son tatouage, puis sa cravate. Il ouvrit les portes, quittant le toit qui était sans aucune caméra de surveillance, retournant à la dure réalité. Avec un faux sourire, le noiraud fixait son garde du corps qui toussotait, s'écartant sur sa gauche, embarrassé d'être vu au-dessus des escaliers, près de l'issue de secours. Avec une voix rassurante, le jeune homme lui justifiait qu'il avait besoin de fumer un peu et descendit avec l'homme chauve. Traversant le long du couloir, éclairée par les rayons de soleil à travers les vitres, il passait à coté d'une femme, tenant contre elle, une pile de documents. Celle-ci lançait un regard vers lui, discret, sans pour autant s'arrêter. Estimant être suffisamment loin de lui, la brune sortit son smartphone et envoya un SMS à une personne dénommée « Tsuki » dans ses contacts.
Au même moment, le portable de Four vibra dans sa poche. Il regarda hâtivement sa notification avec son écran de verrouillage d'un chien. Ses yeux se plissèrent en lisant le message reçu de la part d'un inconnu. « Renseigne-toi sur Midoriya Izuku. ». Le noiraud défila du pouce, son écran pour déverrouiller son smartphone, répondit aussitôt à son expéditeur – que le vilain supposait qu'il s'agissait de son boss –. Ceci fait, après avoir rangé son portable, une toux forcée le fit tourner sa tête. Le vigile derrière lui, avait l'air d'avoir envie de lui décrocher un mot ou deux.
Encouragé par Obuyaki, le garde du corps prit parole.
— Est-ce que... vous étiez sincère pour All Might, monsieur ?
— Oh, ça ?
Le vilain étudiait l'homme qui lui avait posé la question. Son intuition lui dictait sa réponse. Que cet homme, soutenait l'ex-numéro un des héros. Qu'il était même un fan de ce héro qui n'était plus rien aujourd'hui. Juste un fragment du passé. Partit dans l'oubliette. Un jouet jeté dans la poubelle, une fois en avoir eu assez de l'utiliser.
Une parfaite comparaison, sur ce que ressentait le gouvernement envers les héros. Ainsi se déroulait les valeurs dans ce monde, dirigé par des incompétents et de vrais hypocrites qui ne voyaient que leurs intérêts et leur confort dans cette histoire. Tout était souillé.
Ceux qui voulaient défendre ou soutenir les héros, avec une bonne intention, qui voulaient rappeler des évènements importants, ainsi qu'une commémoration plus importantes, n'étaient pas écoutés. Parce que ceux qui étaient au pouvoir n'avaient guère envie. Le pouvoir donnait accès à tout. Et tout le monde obéissait. Il n'avait jamais été question de équité, de égalité. Ainsi fonctionnait cette société.
— Absolument pas. Je ne pouvais pas risquer d'être renvoyé. Se justifia Four avec un sourire désolé.
— C'est... rassurant. Lui déclara le vigile, le ton de sa voix fébrile, il expliquait, avec un sourire nostalgique. Pour tout vous avouer, All Might à secouru mon fils il y a cinq ans... je lui suis éternellement redevable. Même s'il est retiré... il reste le meilleur héro. Il mérite tellement... il est un homme bon et juste. Le plus fort que quiconque.
Attentif, prenant notes, le noiraud le laissait s'exprimer. Le coeur allégé, le garde du corps s'excusa et se ressaisit très vite, reprenant son rôle en mains. Avec un faux sourire, Four reprit la route, en direction de la salle de réunion, avec des questions qui lui traversaient l'esprit.
Comment se sentait réellement All Might après avoir tout donné lors de son dernier combat ? Comment se sentirait-il s'il savait que son pire ennemi collectait encore plus de puissance et une armée depuis sa cellule de prison ? Que pensait-il sincèrement des directives du gouvernements ? Des limites que les héros avaient ? De leur manque de liberté ?
Les héros n'étaient que des pions sur un jeu échiquier. Et les autres n'étaient que des moutons.
**
*
Un noir absolu. Privé de l'un de ses cinq sens, Izuku grimaçait. Il gigotait, ses mains complètement menottés avec quelqu'un d'autre. On lui avait bandé ses yeux obligatoirement dès que le vert avait mit les pieds dehors. Sous prétexte que l'épreuve serait légèrement modifiée, pour plus de rebondissement. Avec la cerise sur le gâteau ; les mains ligotés par des menottes en acier. Rien de plus agréable. On pourrait presque s'interroger sur qui avait décidé de mettre ça en place.
Probablement un individu qui aimait des choses pas très sains.
Des grognements retentissaient dans la salle. Plusieurs bureaux écoliers anciens étaient parfaitement alignés, face au pupitre. Dessus, un bureau plus grand et important. Derrière, au mur, un tableau vert, avec des craies. Suspendus au plafond, aussi emmêlé à la suspension LED, des branches de lianes. Tout comme l'épreuve précédente, pour les filles, les lieux avaient gardés un style ancien, rongé et habité par la nature. Tous les candidats s'étaient retrouvés dispatchés dans différents endroits, avec un ou plusieurs participants dans la même pièce. Ici, Deku se concentrait dans un premier temps sur comment se débarrasser des menottes.
L'aspirant héro se mit à se tortiller sur place, agitait ses mains fermement attachés derrière son dos. L'épreuve venait tout juste de commencer. Beaucoup poussaient leur coup de gueule pour être mit dans cette position délicate. Izuku grinçait des dents, les sourcils froncés. Quoi qu'il faisait, rien n'aboutissait. Sauf s'il forçait différemment en activant son alter. Le disciple de All Might se concentra sur le pouvoir qu'il lui avait donné. Subitement, il fut enveloppé de filaments comme électriques verdoyantes.
One For All, revêtement intégral ; quinze pourcent. Très vite, l'adolescent écartait ses mains un peu plus violemment en grinçant des dents. Le One For All lui donnait l'avantage de multiplier ses forces physiques. Des craquements audibles se faisaient entendre derrière lui, lui signalant que le piège en métal commençait à céder. Puis se brisa en deux, libérant enfin le jeune garçon. Sans tarder, le vert retira le bandeau de ses yeux. Dans un premier temps, il eut du mal à s'adapter à la luminosité, après avoir quitté les ténèbres. Dans un second temps, une fois s'être habitué à la lumière, Deku ouïe une explosion et un cri libérateur.
Il virevolta, le coeur battant et les yeux exorbités après avoir rencontré l'individu qui était derrière lui. Des mèches couleurs blondes flottaient, de la fumée s'évaporaient dans l'air, depuis les menottes laissées par terre. Le garçon se tourna, révélant ses iris rouges intimidant. Izuku entrouvrit ses lèvres, ébahi. Ses orbes émeraudes s'écarquillaient, tellement qu'il était surprit de le voir ici. Statistiquement, c'était incroyable que le détenteur du One For All soit avec Katsuki Bakugo.
— K-Katchan ?
— Deku ?
Son ami d'enfance et rival le dévisageait. Lui aussi, se posait la même question que le garçon aux tâches de rousseurs. En une fraction de seconde, tous deux furent plaqués de nouveau contre le sol, brutalement, sous un effet qui les clouaient contre le bas, sous l'effet de gravité. Tous deux grimacèrent, cherchèrent du regard leur adversaire qui était l'auteur de ceci. En effet, quelqu'un se dévoila, avec un sourire narquois, agitant deux menottes sur son index, confiant.
— Vous êtes faits comme des rats, Yuei !
— Retire-moi ce putain de sourire enfoiré, je vais t'éclater la gueule ! Lui agressa Katsuki, n'appréciant pas être vu sous l'angle du candidat.
— Je n'ai ni l'envie ni le temps d'écouter tes injures, surtout que vous n'êtes de sales vantards ! Lui balança l'adolescent en cessant de jouer avec les objets métalliques. Bon, à mon tour de briller !
Le participant se pencha, prit une des mains des deux garçons pour venir à la relier à l'autre. Katsuki et Izuku étaient désormais de nouveau menottés. Toutefois, leurs mains étaient reliés, les mettant dans une position ridicule. Leur adversaire profitait ensuite pour les fouiller, y sortant leur carte. Ravi, il se mit à s'éloigner, sans avoir désactivé son alter sur les deux lycéens.
— Bordel ! Reviens ici salaud ! Bats-toi !!! Gueula Katsuki, son visage rouge sous la colère.
— Son alter nous retiens contre le sol... Grogna Izuku, les sourcils froncés.
À vrai dire, lui aussi, se sentait offensé. Cette ruse n'était pas cool. D'autant plus qu'une question lui taraudait. D'où ce type avait t-il deux menottes ? Izuku n'eut le temps nécessaire de faire des hypothèses que son camarade de classe commençait à l'engueuler en se tortillant, l'indiquant à faire de même.
Évidemment, Katsuki n'avait pas envie de se laisser faire, surtout de perdre. Ce n'était pas une option valable. Izuku grimaça et rampa le long du sol avec lui en ralentit. Ils étaient liés à l'un et à l'autre, ce qui rendait la tâche plus difficile. L'effet de l'alter s'estompa, libérant enfin les deux garçons de la pression qu'ils avaient au-dessus d'eux. Désormais, il ne restait plus qu'à se débarrasser des menottes. Simultanément, les deux adolescents se redressaient, prêts à récupérer leur carte.
Cependant, il était évident que la coopération ne passerait pas. Toujours avec son tempérament sanguinaire, impatient et surtout à la limite de bête sauvage, le cendré se mit à critiquer et à donner des ordres à Deku. Ce dernier, offensé, tenta de le calmer, en vain. Presque à bout, le vert se déplaçait en pas chassé. Il n'y avait pas de meilleures solutions pour ça. À la poursuite du participant qui avait volé leur carte, ils quittèrent la salle de classe. La priorité serait bien sûr de retirer les menottes. Avec un risque de perdre celui qui les ont attachés.
Crocheter serait une bonne idée. Ou briser les chaînes. Encore fallait-il trouver quelque chose. Izuku réfléchissait tout en avançant, aux multiples possibilités de défaire ces liens. Tellement il était obnubilé dans ses songes, qu'il avait même zappé les directives de son ami d'enfance et rival. Ce dernier le dévisagea et haussa le ton de sa voix, se montrant plus agressif que plus tôt, ne supportant pas être ignoré de la sorte. Le degré de patience du disciple de All Might atteignit le summum et cette fois-ci, il éclata.
— Arrête de me gueuler dessus, Katchan !! Je réfléchis !
— A quoi ??! A comment danser main dans la main ?! Lui vociféra Katsuki. Putain, mais bouge ton cul !
— J'aimerais avant nous relâcher !
— Excellente idée ! Et on perd ce type qui pourrait, je ne sais pas moi... PERDRE NOS PUTAINS DE CARTE A UNE AUTRE PERSONNE ??!
L'adolescent à l'alter explosif marquait un point sur ce détail. Sans oublier avec le temps limité, cela pouvait jouer en leur défaveur. Izuku le dévisageait aussi, soutenait son regard. Le détenteur du One For All ne pouvait d'être que d'accord avec Katsuki. En revanche, il y avait autre chose qui le dérangeait.
Katsuki Bakugo était relié à lui. Ils étaient si différents l'un de l'autre. Et en plus, les mouvements de Izuku étaient restreints, ce qui explique que le One For All ne lui serait pas entièrement utile. Il ne devait compter que sur ses analyses et stratégies. Le travail d'équipe entre eux, ne valait qu'un maigre zéro.
— Avance sale nerd !
— C'est ce que je fais !
— Tu te ramollis ouais !!
Aucun progrès. Ils étaient toujours au même niveau tous deux.
— Voilà ce fumier !
Katsuki repéra l'apprenti héro qui sortait d'une autre salle, tout sourire, il rangeait une carte d'un autre participant dans la sacoche à sa taille. Les sourcils froncés, il attira Izuku plus près de lui et lui souffla son plan.
— Ecoute moi bien car je ne vais pas me répéter, t'a pigé ?
Attentif, son allié le considéra. L'aspirant héro qui portait de grosses grenades à ses avants-bras s'expliqua, sur un ton plus calme et sérieux. Ses orbes rouges, se détachaient des yeux émeraudes de son camarade, se dirigeant vers sa cible.
— Je vais envoyer des projectiles avec mon alter pendant qu'on va courir. Fais gaffe à pas glisser sinon on est mort. Dès que je le vois se préparer à utiliser son alter, je te ferais signe et tu bondiras vers l'avant. Je lèverais mes bras vers le haut pour que tu puisses gagner en hauteur et tu__...
— J'utiliserais mon style coup de pied sur lui pour l'assommer. Lui coupa Izuku, ayant prédit ce qu'il allait lui dire.
— ...Ouais, c'est ça. Tu n'as pas le droit à l'échec, t'as compris ? Lui ordonna le garçon aux cheveux blonds, voire cendrés, en faisant abstraction à ce qu'il l'ait interrompu dans son discours.
— Je n'échouerais pas. Lui affirma fermement Deku, plus que certain.
Cette fois-ci sur la même longueur d'onde, ils opinèrent et aussitôt, effectuaient leur plan. Ils couraient au même rythme. Les mains du disciple All Might se placèrent vite sous celle de son allié, qui propulsait des sortes de jets orangées ovales, qui explosèrent seulement lorsqu'elles touchèrent l'adversaire, qui, gémissait de douleur en se les prenant. Très vite, le candidat se retournait et grognait, se positionnait et levait ses mains.
Katsuki donna un coup à l'épaule à Izuku. Le vert avait aussi deviné. Il fit un premier saut vers l'avant. Le blond leva ses bras en l'air, criant à son partenaire de le dégommer. Le jeune garçon aux tâches de rousseurs focalisa son alter vers ses jambes : One For All, revêtement intégral à quinze pourcent ; shoot style ! Concentré sur sa cible, avec précision et rapidité, avant même recevoir l'alter de gravitation, Deku écrasa violemment la tête de l'adversaire avec son talon. Grâce au renforcement de sa semelle, la puissance était suffisante pour enfoncer le crâne du candidat contre le béton. Le choc, parvint a faire secouer tout l'étage et surtout, de déformer en un rond, le bas.
Sans l'aide de son camarade, Izuku tomba sur les fesses. Le jeune garçon relâcha un cri aiguë et gémissait, grognait, sous les ricanements de son ami d'enfance et rival, qui, avait prit un malin plaisir à le laisser tomber. Il avait juste à baisser ses bras, se pencher un peu en avant pour pouvoir le voir souffrir. Pour lui, c'était jouissif de le victimiser de la sorte.
— Tu pouvais m'aider à me redresser ?! Geint Izuku.
— Nan, j'avais juste envie de te voir tomber comme un con.
Intérieurement, le vert le dévisagea, dans ses pensées, il râlait en voulant lui répliquer que c'était lui le vrai con.
Cependant, Izuku restait raisonnable et ne comptait pas tirer sur cette perche qu'il lui tendait. Rentrer dans son jeu serait stupide et à la fois immature. Katsuki le tira du sol en se déplaçant, le traînant comme un animal qui se relevait à peine. Avec sa botte, il écrasa la tête du candidat mit KO, se moquant d'un air mauvais et victorieux.
— Tu feras moins le malin la prochaine fois crétin ! Tu sauras qu'il ne faut pas me sous-estimer ! Et encore moins Yuei !
Son camarade l'examinait, ahuri. Sa dernière phrase sous-entendait qu'il avait aussi foi aux autres ? À lui ? Ces questions furent mises à l'écart, pour que Izuku et Katsuki puissent enfin se séparer l'un de l'autre. En combinant leur alter, le résultat était bon. Entre l'explosion et le One For All qui tirait sur les petites chaînes, ils furent enfin libres. Très vite, ils fouillèrent leur adversaire en récupérant leur carte.
Un soupir de soulagement sortit de la bouche du successeur du One For All. Il remarqua que son allié venait de se débarrasser de ses poignées les menottes. Au plus vite, ne voulant pas être en retard comparé à lui, le garçon aux cheveux verts ébouriffés l'imita mais en crochetant. Le son du métal qui retombait au sol, donnait l'information à Katsuki que son rival le rattrapait, surtout par ce bruit de chaussures qui avançaient. Hautin, le blond se tourna légèrement, dévisagea le disciple de All Might par dessus son épaule. Clair et distinctement, le lycéen à l'alter explosif lui cracha un :
— Ne me suis pas. Je n'ai nullement l'envie de t'avoir à traîner dans mes pattes, Deku !
Hébété, Izuku marqua une pause et plissa ses yeux.
— Mais Katchan, je_...
— La ferme, on a fait équipe c'était pour récupérer ma carte. De plus, c'est moi qui ait gagné la partie avec mon plan ! Lui précisa t-il sèchement en levant son bras droit, son pouce, dirigé vers le bas. Ce gars-là, était pitoyable et faible ! Je l'aurais défoncé si j'étais seul !
Son égo ne faiblissait jamais. Encore une fois, Izuku n'était pas félicité ni avait bluffé Katsuki. Non pas qu'il le sous-estimait, au contraire, il était puissant et était un vrai génie, il ne le pouvait le nier. Toutefois, un peu de considération à son égard serait la bienvenue. De la reconnaissance. Plaçant de coté ce sentiment égoïste qui le submergeait, le vert inspira un coup et respecta son choix.
En réalité, le lycéen autrefois sans-alter voulait le remercier et le féliciter pour leur travail d'équipe. Certes, il avait envie de continuer l'épreuve avec lui. Mais si Katsuki n'en avait pas l'envie, alors le vert se retirerait comme il le voudra et lui prouvera autrement que lui aussi, n'avait pas besoin de lui. Une partie de son être désirait être reconnu par le blond. Qu'il tombe de haut et soit plus que estomaqué que dès les premiers jours à Yuei.
Tout simplement qu'il le regarde d'un autre œil.
Ces désirs là, Izuku les enfouissaient dans sa boite de pandore. Cet esprit là, il ne les révélerait sans doute jamais. Il baissait légèrement sa tête et relevait sa tête, gardant un sourire sincère.
— Je n'en doute pas. Je vais te laisser. Bonne chance !
— Tsk, je n'en ai pas besoin, je serais celui qui obtiendra le plus de cartes !
Sur ces paroles, Katsuki partit aussitôt en courant, laissant derrière lui le vert. Deku inspirait une bouffée d'air et tourna ses talons, prenant la direction opposé à son ami et rival. Il posait ses yeux sur le corps inerte du candidat au sol. Il avait en sa possession cinq cartes. Heureusement, Katsuki avait été sympa de lui refiler au moins deux cartes parmi les autres. Sa carte et celle d'un inconnu étaient rangées dans l'une de ses sacoches rouges.